eco-echos

développement durable & autres considérations

mercredi 11 février 2009

Des pesticides dans plus de 70 % des fruits commercialisés en France



La Direction générale de la concurrence et de la répression des fraudes a publié le mois dernier les résultats de son rapport sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes commercialisés en France. Les données portent sur une étude réalisée en 2007 et montrent une forte progression de la contamination par rapport à 2006.


Les fruits largement plus contaminés par les pesticides que les légumes

Parmi les 3.742 échantillons de fruits et légumes analysés, 52,1 % contenaient des résidus de pesticides (contre 44,4% en 2006) dont 7,6 % à des doses supérieures aux limites maximales résiduelles légales (LMR) contre 6% en 2006.

41,3 % des légumes présentent des résidus de pesticides contre moins de 35 % en 2006. C'est donc une forte progression même si cela concerne encore moins de la moitié des légumes vendus sur les étals. Les dépassements concernent essentiellement les poivrons et piments, les tomates, les poireaux, les laitues et les épinards. À l'inverse, les carottes, les pommes de terre, les endives et les concombres présentent un taux de dépassement de la LMR inférieur à la moyenne. A noter que l'année précédente, les tomates et les salades étaient plutôt en dessous de la moyenne. Cela varie donc beaucoup d'une année sur l'autre pour un légume considéré.

Pour les fruits, la contamination est assez générale : 70,3 % des fruits analysés présentaient des résidus de pesticides en 2007 et 8,5% dépassaient les limites autorisées. La encore, on assiste à une forte progression puisqu'en 2006, "seuls" 64,1 % contenaient des résidus et en moyenne 5,5 % n'étaient pas conformes. En 2006 comme en 2007, les fraises et les mandarines sont les fruits présentant le plus de dépassement des limites maximales de résidus, rejointes par le raisin en 2007.

A noter qu'on trouve quand même chez les produits bio, 3,1 % des échantillons présentant des pesticides. C'est pas parfait. C'est évidemment décevant. Mais comparé à plus de 50 % en moyenne en conventionnel, le bio continue de tenir la route.



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Commentaires :

Eugène, le mercredi 11 février 2009 à 17:28 :

cou-cou....on est en 2009, non?
Je suis sidéré de voir des résultats conservés aussi longtemps au frais.
2006, tu en manges encore avec cette date, des fruits?

isabelle, le mercredi 11 février 2009 à 17:35 :

Eugène : il y a toujours un décalage. En 2007 on récolte les données, à partir de janvier 2008, on les étudie et les vérifie et à partir de janvier 2009, on publie.... De janvier 2009 à décembre 2007, il n'y a que 13 mois ! :)

Eugène, le mercredi 11 février 2009 à 19:15 :

Avec les fruits de 2007, je pourrais faire les analyses en 2007 à la sortie du champ pour les publier mi 2008. Bon mais c'est vrai qu'avec ces foutues tomates qui font le tour de la terre avant d'arriver sur les étals jusqu'au 31/12 ya plus de saison plus de frontières plus de racines.

Jean, le samedi 14 février 2009 à 18:26 :

Isabelle, Eugène. A ce propos, bien que je sois déjà convaincu, j’ai vu le film « Nos enfants nous accuseront ». Et j’ai été touché. La salle de cinéma : plus qu’archicomble. Le réquisitoire à l'encontre des pesticides : implacable. En favorisant la consommation de produits bio locaux dans sa cantine scolaire, le maire de Barjac, fin politique, non polémique et pragmatique, a convaincu les enfants, les enseignants et les parents, rendu leur fierté professionnelle aux cuisiniers responsabilisés, favorisé la convivialité et accru la vitalité y compris économique de sa commune. Impression, en voyant ce très bon documentaire, que les pesticides sont déjà du passé, même s’il faudra des années pour tourner cette page détestable. Débat ensuite - échanges entre humains - avec l'épouse du réalisateur, un jeune maraîcher bio et un responsable d'une Biocoop.

Sur le site de « la télévision paysanne », des vidéos intéressantes. J’en recommande au moins une : « Les blés d’or ». Superbe démonstration par un paysan boulanger de l’art de faire du pain à la main à partir de froments de variétés anciennes. Il pétrit avec aisance environ 50 kilos d’une pâte à pain qu’il rend amoureuse de ses mains. Se dégage de cette vidéo et de ce qui est dit par les uns et les autres, l’image de ce que pourrait être un monde à venir possible. A noter l’intelligence du point de vue du dernier interlocuteur considérant qu’il appartiendrait, dans ce monde-là, à tout producteur digne de ce nom, tout artisan digne de ce nom de s’inquiéter toujours de savoir si ce qu’il produit ou fait est favorable ou défavorable à l’évolution de l’homme, et d’arrêter ce qui serait défavorable.

Il y a au fond de la démarche écologique une radicalité subversive dont il ne faut pas avoir peur. Il faut au contraire l’explorer, oser la penser, l’accueillir pour la connaître. Le système actuel, capitaliste et néolibéral, le sait ou le pressent, d’où, probablement, sa résistance obscure et farouche. Nous avons tendance à mépriser ce système, le considérer comme crétin car cette démarche, si elle était bien comprise et accomplie, devrait nous conduire au sens et à la joie, évidemment pas celle consistant à accumuler des biens ou du pouvoir sur autrui.

Autre chose. Eugène, tu as écrit dans un commentaire récent : « Tout est relatif. » Personne n’a réagi. Cette formule m’a fait tiquer par son imprécision et ses éventuels sous-entendus. Si tous les objets, structures, phénomènes sont interdépendants, tout n’est pas relatif sinon nous serions dans une immense confusion et nous ne pourrions pas faire un seul mouvement sensé. A proprement parler, il faut écrire : Tout objet est relatif à un observateur donné. On peut aussi écrire que le monde est relatif à tout observateur donné. Reste encore une fois qu’avec cette formule la question du monde et celle de l’observateur ne sont pas résolues, mais seraient mieux posées.

Par ailleurs, nous savons que la physique quantique a pulvérisé les idées classiques sur la matière et même celles de particule élémentaire et d’objet isolé, rejoignant des intuitions, une connaissance métaphysique antique du « vide », connaissance qui, à mes yeux, semble venir, comme une lumière, de la nuit des temps.

Tu as écrit aussi qu’il n’y a pas de vérité, que « la Vérité, ce n'est qu'une preuve par mot comme dans la multiplication la preuve est par 9, bref ce n'est que la valeur attribuée à une théorie. » Ainsi, hormis des vérités relatives, la vérité n’existerait pas. Bien sûr, tu ne le sais pas. Je suppose que tu penses peut-être que la vérité n’existe pas, ou que tu n’arrives pas à croire qu’elle puisse exister vu les horreurs, les absurdités, les mensonges que tu constates chaque jour dans le monde, ou que tu ne parviens pas à concevoir comment elle pourrait exister. Si tu étais fondé à dire, en le sachant, qu’il n’y a pas de vérité, tu détiendrais alors la vérité. Et la vérité serait, néanmoins... La difficulté pour la concevoir vient peut-être de ce que, si la vérité est, elle ne peut pas être figée, elle est donc d’instant en instant, et même hors du temps. Ceci dit entre nous dans, je l’espère, nos intérêts particuliers et surtout l’intérêt général.

Oserai-je ajouter ici - je ne pense pas que ce soit hors sujet et au contraire très opportun vu la lourdeur et les risques des temps actuels - que je viens de découvrir un petit livre d'une audace incroyable : "Lumière dans le temps" d'Alina Reyes qui est une écrivaine de talent de livres à caractère érotique qui est devenue une mystique, une mystique chrétienne et même catholique, sans nullement renier son corps, au contraire. Elle fait la relation avec une précision, une générosité et un don de soi inoui, de ce qui lui est arrivé qui la comble et qu'elle veut partager. Son écriture a la force de l'évidence. Pour ma part, je n'en reviens pas, je la reconnais et la salue bien bas. Elle tient un blog et a un site, très riches.














Eugène, le dimanche 15 février 2009 à 21:41 :

@ Jean,

La vérité? 1-sans langage, la question ne se pose même pas. Or qu'est ce qui fait que tu disposes de cette faculté de langage, quelles en sont les caractéristiques etc?
2- quelle valeur ensuite accorder à une proposition (donc sur le mode vraie ou fausse) sinon qu'elle renvoie instantanément à tout un ensemble d'autres propositions constituant ensemble un corps d'hypothèses scientifiques, ou mythiques. Si elles sont scientifiques c'est sur le mode vérifiable ou falsifiables, si c'est sur le mode mythique, c'est parce que dans ce système, l'explication du phénomène est rendue conforme aux mots dont on dispose, du type, le soleil se lève et se couche, la terre est le centre de l'univers, la grammaire est ce que les instituteurs apprennent aux enfants... donc sur un mode ou la question de la vérité ne se pose pas mais plutôt celle de la croyance....????.... les conflits entre les premiers scientifiques sérieux et l'Eglise Universelle (Catholicon) ne te rappelles rien?

Personnellement le mot vérité - surtout avec un 'V' où pointe l'idéalisme - m'inquiète donc plus chez ceux qui l'utilisent qu'il ne m'importe, qt à la jouissance mystique, ta sainte diablesse à l'air d'en connaitre un bout sur le sujet, j'irai voir.

"Tout est relatif", habituellement je le fais suivre de << 'sauf pathologies' ..... qui bloquent la relativité!>>

Il n'y a rien de moins relativistes que les croyants à l'économie de marché, par exemple; du simple fait qu'ils ne supportent pas que des jardiniers puissent faire leurs propres produits répulsifs, leurs propres engrais etc donc se passer de leur conception de la-leur vérité (sous tendant un intérêt à peine masqué), comme de leurs produits phytosanitaires, càd une chimie rebaptisée d'un nom comestible.



C'est plus clair?

Tu vois que finalement le relativisme des valeurs pas plus que le relativisme moral ne m'inquiètent car je considère que le pb est posé à l'envers faisant ainsi et de fait le jeu de ceux qui n'en ont aucune (morale)leur permettant de foncer ds la brèche relativiste mal comprise. C'est bien plus délicat à traiter....scientifiquement ...mais c'est l'hypothèse la plus cohérente pour agir préventivement

Di Girolamo, le lundi 16 février 2009 à 05:52 :

Si La Vérité , c'est Le Tout , toutes choses et non choses , vivantes ou mortes , nous y compris , créateur ou non créateur compris .....Le langage fait parti de ce Tout , le désigne et lui est soumis , comme l'abeille ou la fourmi ; La Vérité c'est sans doute Ce qu'on ne possède pas et qui nous fait la rechercher , consciemment , inconsciemment ....La folie , la pathologie dirait Eugène , c'est ce qui refuse cet infini cheminement , c'est le repli sur soi , la paresse , le "j'ai la vérité " . Mais même cette folie que nous partageons tous reste soumise à ce Tout , la souffrance étant sans doute le ressenti de sa propre liberté . Le (complètement) fou ne souffre sans doute pas .
Cette Dame Mystique a l'air c'est vrai d'écrire magnifiquement (magnifiquement est aussi idiot que le "remarquable " qu'emploie à tous bouts de champs sarkosy , mais je suis aussi pauvre que lui en vocabulaire).

jEAN PAUL jAUD (Nos enfants nous accuserons) apparaît dans "mon film " qui est maintenant presque achevé ; ce soir première projection très privée avec ma famille et quelques amis ....fin février avant première (invitations ciblées) ....Fin mars début avril Première soirée vidéo à Lemps 07 . Je graverai un DVD de ce montage destiné à de la réflexion collective et Isabelle t'en enverrai un.
J'ai pas mal bossé sur mon ordi , j'ai un doc d'une heure trente , et c'est le moment où va sortir..... quelque chose ...mais c'est ???? le noir complet sur le résultat et les réactions......
N'ayant aucune action , ni financière , ni de mon ego , dans l'opération , je suis assez serein. (Bien sûr un "bid" complet serait sans doute désagréable .)
(je parle aussi des pesticides dans le film ! : pour rester dans le sujet du blog !)

Eugène, le lundi 16 février 2009 à 12:21 :

@ Jean,

Théorie? Théo-rit! Dieu, s'Il est, doit être humour!

"de la difficulté de dire la vérité" ?(15-02-2009): son texte que je n'avais pas lu avant de te répondre...


<< De la difficulté de dire la vérité

Je suis donc seule depuis hier matin – une semaine de solitude devant moi pour tâcher de finir ou presque ce livre, Marie Madeleine. Le plus difficile à écrire de tous mes livres. D’autant plus difficile que cette année je n’ai pu prendre aucun temps d’isolement pour m’y plonger. Hier je suis restée enfermée : en vain. Trois phrases, c’est tout. Il faut traverser de sacrés abîmes, quand on écrit. Mais ce matin, c’est reparti.

Il n’y a pourtant que le roman ou la poésie pour dire certaines vérités. C’est ce à quoi j’ai encore songé quand m’est venue cette nuit, fluide, logique et lumineuse, toute la compréhension de l’histoire de cette jeune femme disparue à Budapest – histoire que j’ai apprise hier. Ce qui s’est passé lors de cette soirée, et aussi les semaines et les années précédentes, et bien au-delà. Tout est parfaitement en place. J’ai prié pour elle, pour ses proches, et je me suis beaucoup demandé que faire de cette vision qui m’est venue. Eh bien, pour l’instant, je ne peux rien en faire. Il faut que l’enquête se fasse, pour le bien de ses proches. Que la vérité leur apparaisse au fil du temps, qu’elle fasse son chemin, qu’elle s’appuie sur des preuves ou du moins des indices forts. Dire ce que j’ai vu serait trop brutal parce qu’ils ne seraient pas prêts, et plus encore parce que je n’ai évidemment aucune preuve. Et j’ai pensé finalement que si jamais l’enquête ne parvenait pas à révéler les faits, alors je devrais le faire, mais il me faudra pour cela employer une forme littéraire, afin de bien la déployer dans sa complexité, qui est aussi sa parfaite simplicité.

J’ai besoin de mettre en paroles ma perception pour la sortir de sa cachette, mais en même temps mon verbe est si faible par rapport à ma perception. Pour ce livre de Marie Madeleine, l’ampleur et la qualité de ce que je vois est extrêmement difficile à rendre, je n’y arriverai jamais par moi-même, cela ne pourra qu’apparaître progressivement grâce aux lecteurs, si du moins j’arrive à écouter suffisamment ce qui m’est soufflé pour l’écrire. Plus ma perception est complexe, profonde et sûre, plus j’ai à suer sang et eau pour la dire (en sachant que je n’y arriverai jamais vraiment), plus j’ai à me concentrer pour du moins ne pas la trahir : si je ne peux la dire toute, qu’au moins je ne la dise pas fausse. Et plus, aussi, je suis heureuse, de cette mission. Heureuse non pas de souffrir, heureuse d’y arriver un peu malgré tout, car un peu procure déjà un bonheur sans commune mesure. Un bonheur feuilleté, lumineux, mais douloureux, c’est vrai. >>

VRAI? en elle, et difficilement transmissible.

les catégories platoniciennes (vrai, beau, bien)sont pulvérisées par l'anthropobiologie comme par les anthropothéomythies...

Jean, le mercredi 18 février 2009 à 22:04 :

Isabelle. Alina Reyes a repris sur son blog sous le titre : « de la démarche écologique à la marche de la Lumière dans le temps », une partie de mon précédent commentaire évoquant son livre, avec un remerciement pour le site eco-échos et donc pour toi qui nous accueille, et avec un lien pour venir faire un tour ici. (Sur son blog, clic sur « apocalypsis » en haut à droite de l’écran puis dérouler la page.)

Jean, le vendredi 20 février 2009 à 13:11 :

Je vais être de nouveau un peu long. Eugène, nous ne sommes pas le cerveau ni ses mécanismes. Nous ne sommes pas la santé ni les handicaps quels qu’ils soient ni la folie quand elle est. Nous ne sommes pas le langage. Et ce n’est pas le langage qui parle, pose des questions. Eugène, le monde - dont tu es absolument témoin - déborde absolument du cadre, l’explose en permanence tout en s’accomplissant. Non ?

A propos de la vision d’Alina Reyes que tu nous soumets avec un point d’interrogation. Je dirai que si elle a jugé utile de nous en faire part, c’est probablement à toutes fins utiles. Le développement spirituel - si l’on peut utiliser à ce sujet cet affreux mot de développement mis à toutes les sauces - est accompagné de visions. Ce n’est pas le lieu, ici, de parler de cela, d’autant que mes compétences en la matière sont minces. Selon moi, la conduite à tenir à cet égard, comme en toutes choses, serait de : voir ce qui est, sans rien ajouter ni retirer. Voir, voir simplement ce qui est, est un grand art a dit quelqu’un.

Encore une fois, Isabelle travaille à la prise de conscience écologique visant à convaincre de la nécessité du changement de nos pratiques devenues critiques pour la survie de l’homme sur la planète, entre autres nombreuses espèces menacées. L’espérance éveillée en mai 68 visait à « changer la vie ». Nous l’avons changée jusqu’à un certain point, terriblement insuffisant. La question écologique vite apparue en France après cette insurrection faisait partie de ce changement espéré. Les changements à mettre en œuvre pour répondre politiquement et concrètement à l’urgence écologique sont devenus si cruciaux et importants qu’ils ont pris le pas sur le « changer la vie » qui demeure toutefois en arrière-plan. D’où la forme que prend le débat ici, chez Isabelle. Certains prônent le développement soi-disant durable, d’autres la décroissance en la disant incontournable mais, sauf sur l’impératif du partage, de la justice sociale, ils ne disent pas grand-chose de l’au-delà de cette décroissance. Pierre Rabhi nous invite à la sobriété, et dans la démarche de cet être humain de paix, la dimension morale et spirituelle est évidente.

Sauf interprétation erronée de ma part, Alina Reyes apporte la dimension mystique - qui manque, apparemment. Elle nous dit qu’il ne suffit pas de changer le monde, qu’il faut le guérir. Et elle en témoigne par sa vie et son travail d’écriture et, semble-t-il, selon son chemin particulier. Sa proposition déblaye un terrain, selon moi, dangereusement bouché sans elle, et est fructueuse parce qu’elle dégage totalement et absolument l’horizon, notamment en nous offrant la perspective, la possibilité de nous réconcilier avec nous-mêmes, autrui et nos frères animaux et végétaux. Il n’y a pas de fin, pas de limites à la possibilité de ce développement-là. Bien sûr, ce faisant, elle met terriblement les pieds dans le plat de l’époque. Est-ce que je me fais bien comprendre ? J’espère ne pas me tromper.

Eugène, si je parvenais ici à te répondre de façon appropriée, ce serait le changement en oeuvre. Donc, le changement passe par ici, est aussi ici entre nous - dans le sillage d’Isabelle que je remercie de nous supporter.

Isabelle, j’ai bien noté que tu lis Claude Lévi-Strauss. Sur France Inter, Catherine Clément qui le connaît bien a rappelé récemment qu’il a réhabilité les peuples autochtones qui étaient considérés comme des sauvages. Elle a dit qu’il a démontré qu’ils ont une logique, logique qui vaut bien la nôtre. Il faut aller plus loin et les rejoindre en reconnaissant la valeur, la richesse des religions animistes et des savoirs chamaniques. Nous sommes les descendants de ce monde qui fréquentait les esprits, respectait nos partenaires animaux et végétaux, et même l’inanimé, et utilisait la transe et la possession comme moyens de guérison, de cohésion sociale et de connaissance, pratiques qui nous font peut-être cruellement défaut (caractéristique de notre détresse, de notre infortune : les usages incompétents, asociaux et destructeurs des drogues dites dures). Nous avons, nous aussi, été gravement acculturés. En tout cas, nous sommes maintenant en bout de course, divisés, fâchés avec le ciel, l’eau, l’air, la terre - et revenus de la magie consistant à faire voler des avions, ce dont nous sommes si fiers, nous distinguant des soi-disant sauvages. Quelle vanité ! Pour moi, les avions ont surtout transporté et largué des bombes et, dans le civil, ils transportent les humains comme du bétail. De temps à autres, il en tombe un… Salut à tous.

isabelle, le vendredi 20 février 2009 à 15:40 :

Jean : tu peux nous donner les liens vers Alina Reyes ?

Sinon, oui, l'écologie est forcément subversive. L'écologie va forcément contre les lobbies dominants actuels, et forcément contre le capitalisme-libéralisme-financier actuel.

Et oui encore, je pense que quans on commence à s'intéresser au problème écologique actuel, on finit forcément par un jour ou l'autre tomber sur des penseurs comme Levi-Strauss; Parce qu'une partie des solutions actuelles se trouve chez les civilisations que nous avons appelées primitives et qui sont probablement porteuses de clés pour notre avenir à tous.

Jean, le vendredi 20 février 2009 à 19:04 :

Isabelle. Oui. Voilà, notre pensée semble se développer… Pour moi, c'est principalement ici, chez toi, dans ce dialogue avec Eugène, qu'elle se met en forme. En fait, je l'ai déjà dit, il faut oser penser. Ce n'est pas si facile parce qu'on va à l'encontre des idées reçues, qu'on prend le risque de se découvrir tant soit peu et du ridicule.

Je ne sais pas comment on fait pour mettre un lien vers Alina Reyes. Tu peux taper son nom dans Google et tu trouveras son blog intitulé : "A mains nues". Il est vraiment riche et, selon moi, de qualité supérieure. J'y ai découvert entre autres choses un extrait, commenté par elle, des carnets de Nijinsky dont j'ignorais tout. Renversant...

Eugène, le vendredi 20 février 2009 à 19:19 :

Jean, Isa,

A l'anthropobiologie correspond exactement par lecture inverse des dialectiques l'anthropoTHEOmythie, correspondent exactement ................... les anthropothéomythies, ou les cosmogonies des peuples premiers!
Mon jeu de mot (théorie/Théo rit ....) n'est que le raccourci de cette phrase. N' imagines pas que la position, les expériences, les visions d' Alina ne me posent pas question car sinon je ne serais pas allé sur son site (j'ai aussi une amie très proche qui a ce type de visions...)
Pas très loin de mes livres de chevet: "Raison de plus ou raison de moins" dont tu devines le nom de l'auteur, détaille ma 1ère phrase de ce message....
A+

(les mystiques, les sagesses, les religions, n'ont jamais calé sur la nécessité d'inclure la morale ds leurs " "explications du monde et de l'humain" " ; alors que l'économie l'a jeté par la fenêtre depuis au moins un siècle et demi. Le défi est de la réintégrer. Oui, mais comment? par une nouvelle religion? par qq chose qui aurait la même force sinon plus?)

( qd je dis que sur mon projet, j'ai poussé la prévention au point d'atteindre le sens de la précaution en chacun, ce qui fait qu'il est impossible d'aller plus loin; de quoi crois-tu - croyez vous - que je cause? le sens du sacré est en l'homme, avant d'être les religions... Si Moïse revenait il nous trouverait gobalement encore devant le Veau d'Or...)

isabelle, le vendredi 20 février 2009 à 20:31 :

Les carnets de Nijinsky ?! J'en avais lu des extraits, il y a au moins 15 ans, chez un ami musicien. C'est en effet tout à fait bouleversant, surprenant à la fois vrai et étrange.
C'est drôle, je parle d'un rapport pesticides et eco-echos se transforme en un petit boudoir où on échange littérature !

Eugène, le samedi 21 février 2009 à 09:34 :

@ Jean,

Un des sites d'Alina Reyes:
amainsnues.hautetfort.com...

Pour copier une adresse, ou un texte, moi je fais comme çà:
1- tu fais un clic gauche sur la zone que tu veux copier, (il va se surligner en bleu); ensuite
2- touches: "Ctrl" a, simultanément "Ctrl" en bas à gauche du clavier et lettre 'a'
3- Ctrl c (pour mémoriser 'c' comme copie)
4- qd tu es revenu sur l'endroit où tu veux copier l'adresse où le texte devra s'inscrire, le site d'Isa par exemple et là où tu écris habituellement les messages: Ctrl v. 'v' comme validation

Eugène, le samedi 21 février 2009 à 09:58 :

Isa,

Qu'est-ce qui fait que certains se retiennent d'abuser des pasticides (zut! pesticides ou.... pastis!!!!!) ou d'utiliser un processus équivalent naturel? leur faculté d'abstinence. il n'y a donc rien de surprenant à ce que la façon dont elle s'explique et/ou sa vit devienne objet d'échanges. Le plus 'hard' sera de faire en sorte que çà devienne spontané comme chez les peuples premiers, càd que çà s'institue, soit un mode du politique radicalement différent de ce qu'on connait....

Eugène, le samedi 21 février 2009 à 13:48 :

exemple:
www.myspace.com/lhommepar...

Jean, le samedi 21 février 2009 à 21:38 :

Eugène, merci pour l'aide. Ce n'est pas nécessaire mais je re-colle le lien pour preuve de la tentative réussie : amainsnues.hautetfort.com... Ensuite, en haut et à droite de la page, un clic sur : "Apocalypsis". Puis, à gauche de la page dans : "Notes récentes", clic sur "de la démarche écologique à la marche de la..." (lumière dans le temps), ou dérouler la page pour trouver l'extrait de mon commentaire qu'Alina Reyes a choisi de faire figurer dans son site, ce qui m'encourage.

Isabelle. Si ce détour littéraire pris par notre débat éveille des « échos » en toi, c’est plutôt bon signe - signe que cela fait sens - pour toi et nous. Non ?

Pour revenir aux pesticides, nous savons que c'est par la propagande tricheuse organisée par les marchands d'engrais et de chimie, avec la complicité du ministère de l’agriculture, et du système publicitaire qui ne connaît que l’odeur de l’argent, qu'ils ont été imposés en agriculture et jusque dans les potagers jusqu’à empoisonner, de fait, 70% des fruits et légumes, polluer les sols, l’eau, l’air, les glaces des pôles, le cordon ombilical des nouveau-nés, le lait maternel, etc.

C’est au fond des tiroirs, dans les campagnes françaises les plus reculées, qu’on retrouve par exemple de vieux manuels d’arboriculture des années 50 du professeur Machin de l’Académie Truc, vantant les traitements chimiques avec les consignes d’application. J’ai conservé un guide et catalogue Truffaut de la saison 1971 /1972. Voilà ce qu’il y avait comme matières actives dans les spécialités pour jardiniers : linuron (désherbant), heptachlore, dichlorofenthion, quintozène, dinitrocrésol, parathion, malathion, lindane, diméthoate, dichlorodiphényl, trichloréthane, mancozèbe, manèbe, zirame, trichloréthylène, dichloréthane. Plus une bombe lustrante pour les plantes d’appartement, histoire de ne pas épargner les enfants et les ménagères, contenant rien moins que du lindane, du malathion et du dinocap pur… Tribunal pour ces gens-là ? Non, les honneurs et les bonnes places de la République.

Actuellement, le vent tourne. Il me semble que l’agrochimie veut se faire un peu oublier au moins pendant le salon de l’agriculture. On nous présente à la télévision des agriculteurs placés sous la bannière de l’agriculture prétendument raisonnée. Pas encore l’agriculture biologique. Elle sent encore trop le soufre pour les petits esprits du système politico-médiatique qui attendent un signe de la cour (de Sarkozy 1er) pour retourner leur veste.

Eugène, le dimanche 22 février 2009 à 00:22 :

@ Jean,

cool çà marche!

L'agriculture raisonnée? Arf! suffit de passer devant la ferme de Christiane Lambert pour réaliser que c'est business as usual les odeurs pestilentielles en plus. Le truc c'est mettre juste la dose d'engrais et de phytosanitaires nécessaires pour ne pas perdre du pognon bêtement, vu le prix de ces trucs là qd même!

@ Isa,
Où t'en es avec "Tristes tropiques"? en recherchant Pierre Clastres sur le Wouaib 'La société contre l'Etat', je suis tombé sur çà! (www.lycee-chateaubriand.f... Gloups et rhétorique.... c'est ici (agri)culture raisonnée...vendue aux futures élites de la nation qui doivent faire confiance aux philosophes qui savent mettre en perspective. "Dites moi, Monsieur Albert Wiel, devant toutes les crises simultanées, on fait quoi, on va utiliser la violence légitime face à l'injustice subie s'ennervant un peu?"



Jean, le dimanche 22 février 2009 à 09:59 :

Eugène. Jill Bolte Taylor, neurobiologiste, chercheuse en neuro-sciences à Harvard, a eu un grave accident vasculaire cérébral à 37 ans. Il lui a fallu 8 ans pour retrouver toutes ses facultés. Elle raconte le tout dans un livre : "Voyage au-delà de mon cerveau" (Ed. J.C. Lattès). Cela pourrait t'intéresser et surtout intéresser toute personne ayant un proche resté paralysé et aphasique après un avc. Je ne l'ai pas lu pour le moment et ne sais pas ce qui en résulte pour notre propos.

Eugène, le dimanche 22 février 2009 à 15:57 :

Jean,

Merci du tuyau.Mon budget n'est pas extensible à l'infini, pour le bouquin çà va attendre un tout petit peu. J'ai regardé cette vidéo:
www.dailymotion.com/video...

je vais transmettre ds une liste de discussion

Le cas est suffisament rare. Un neurobiologiste victime lui-même (elle même) d'un AVC (accident vasculaire cérébral) ds l'hémisphère gauche, récupère apparement totalement puis écrit un bouquin. En tous cas celà montre une fois de plus que le cerveau se reconstruit en permanence mais avec un délai qd même assez long. Corps spirituel... esprit corporel ... les deux... suivant le bout par lequel on prend les choses...

Peut être pour l'aspect conf gd public, certaines de ses affirmations sont qd même impossibles, c'est une version reconstruite de ce qu'elle a effectivement vécu. Exemple: qd elle appelle son collègue et n'entend que du bruit "wou wou wou" d'un golden retriever, comme s'entend émettre la même chose; elle ne peut pas ds le même temps "penser qu'elle parle et entend comme un chien"! puisque c'est par le langage que nous pensons !

Son avc comprime déjà les aires du langage... mais pas complètement celles de l'usage de l'outil (téléphone) dont elle se sert qd même mais sans rien comprendre aux chiffres et aux lettres (de sa carte de visite). Sa faculté de Signe est atteinte pas celle d'Outil, donc elle se dépatouille comme elle peut; de même qu'elle aurait pu tenir un crayon de la main gauche mais n'aurait rien pu écrire, et de lisible et qui ait un sens. (interférence de deux facultés distinctes...2/4)


Sur la relation entre spiritualité et cerveau droit en oubliant le langage (à gauche) je vous demande d'essayer et vous aller voir que vous ne le déconnectez pas comme çà sur commande! par contre vous pouvez y parvenir en répétant à cadence rapide un même petit bout de phrase quelconque, procédé connu des mystiques, comme si la même phrase répétée saturait la capacité de penser, en se connectant ainsi au vide, au nirvana.
Je lirai le bouquin, on en reparlera, mais je peux déjà te dire qu'elle se goure totalement en pensant que le monde irait mieux si ... ya bien une histoire de cerveau parce que nos faculté ne sont pas comme çà ds le vide, elles ont un support neuronal, mais elle oublie pas mal de choses, ou sa façon de présenter n'est pas encore assez déconstruite reconstruite.

Jean, le dimanche 22 février 2009 à 19:40 :

Eugène, merci pour la vidéo. J'ignorais son existence. Il s'agit d'une conférence donnée par J.B. Taylor sous-titrée en français. Je crois que nous pouvons la recommander à chacun, d'autant qu'elle n'est pas dénuée d'humour. L'image qu'elle nous montre des deux hémisphères du cerveau est saisissante. Et ce qu'elle explique de leurs capacités respectives si différentes n'est pas banal, et semble confirmer, d'après le peu que j'en sais, ce que l'on peut trouver dans certains enseignements traditionnels. Nous avons peut-être pêché là un autre gros poisson. Si tu permets une remarque, je vois que ton scepticisme te fait anticiper la suite de façon pessimiste, piétiner tout de suite les fleurs. Attendons. L'avenir dira. Pour moi, les facultés des cerveaux de Mozart, Beethoven ou Victor Hugo sont déjà extraordinaires.

Eugène, le lundi 23 février 2009 à 11:02 :

@ Jean,

Sceptique (sur ce qui lui est arrivé)? Non!
Tu vas voir pourquoi de suite:
Nous avons tous les mêmes facultés et fonctions!
Mais notre histoire notre éducation nos intérêts nos passions nos rencontres font de nous des personnes avec des performances différentes. Performances en tant qu'elles sont le résultat de contradictions dialectiques entre les fonction naturelles et instances formelles permises par notre cerveau, et adaptées aux conjonctures que nous rencontrons.

Sceptique (sur les explications)? partiellement, oui, voir celles d'Olivier Sabouraud (neurologue) "Le langage et ses maux" chez 'Odile Jacob'.

Sceptique sur les perspectives qu'elle donne aux explications qu'elle fournit? Totalement! Le langage n'est qu'une de nos facultés, et se sont les autres qui viendront bloquer son projet intéressant. 1- politiquement, d'abord: comment instituer une forme de gouvernement qui se donnerait son objectif? mission impossible ds un premier temps qd tu vois l' état du processus de représentation, même ds nos démocraties. 2- moralement? Chacun arbitre en lui même entre ses intérêts et son abstinence ( la dialectique axiologique en fait) sans en avoir "conscience" et sans qu'autrui ne puisse contrôler le jeu de cette contradiction.

Sur son AVC, mais j'ai pas lu le bouquin:
La zone de compression provoqué par l'avc (sur les aires de Broca? Wernicke? donc avec effet immédiat sur son langage) n'est pas la même que celle qui perdait progressivement l'irrigation sanguine, provocant ainsi la mort d'autres neurones donc avec des effets sur les autres fonctions et facultés...

wou wou wou, tu vois que l'abstraction (permise par le langage) est ou n'est pas (plus) mais fonctionne déjà parfaitement chez un enfant de 2 ans qui a 3-4 mots avec lesquels il fait déjà toutes sortes de phrases.... c'est certes limité pour donner une explication (performance) du (de son) monde mais elle est déjà structuralement parfaite (instance).


Si je peux me permettre une conclusion provisoire:
CE N'EST PAS PAR LE LANGAGE QUE NOUS DEVENONS SAGES MAIS PAR UNE AUTRE APTITUDE EN NOUS CONTROLANT, ENTRE AUTRE, CE QUE NOUS NOUS AUTORISONS A DIRE (avec du langage donc). Son LaLaLand en est presque la démonstration parfaite ET ( j'aimerais pouvoir surligner 100 fois le 'ET') qui fiche en l'air pas mal d'autres explications qui ne sont pas passées par des démonstrations cliniques...

Au commencement était le logos, oui, mais pas seulement; ce qui va d'ailleurs très bien avec ton prénom ou pseudo

Eugène, le lundi 23 février 2009 à 11:13 :

Pas encore lu, mais à lire très certainement:
Isabelle Stengers: "Au temps des catastrophes, résister à la barbarie qui vient." Odile Jacob, les empêcheurs de penser en rond.

4ème: www.editionsladecouverte....

Jean, le vendredi 27 février 2009 à 09:01 :

Eugène. Si tu permets une remarque. Grosso modo, nous respectons les lois, les règles et les us et coutumes mais, à l’évidence, nous ne sommes pas sages. Loin de là. Non ? Par ailleurs, il n’est pas nécessaire d’être sage pour deviner, comprendre qu’il ne peut pas y avoir de sagesse sans connaissance de soi. La sagesse découlerait ainsi de la connaissance de soi, pas l’inverse. La connaissance de soi aboutie étant, nous le devinons également, la Connaissance. Enfin, le principe fondamental, le principe le plus important n’est pas la sagesse, mais la liberté - qui est une condition de la sagesse. Et à ce « niveau » de réalisation, il n’est pas question de contrôle. Non ?

Le langage humain est apparu tardivement dans l’évolution. Mais, d’une certaine manière, tout est langage. Louange ? Tout chante, non ? Et dans cette affaire dont l’essentiel nous échappe, les marchands de pesticides, regardés comme des entités symboliques de notre système commercial et d’exploitation généralisé, chantent apparemment faux - au point que la situation devient critique sur la planète pour la chorale cacophonique que constitue maintenant l’humanité soumise à l'économique.

Eugène, le samedi 28 février 2009 à 11:46 :

Le rapport sagesse/liberté? la liberté résulte de la sagesse. Socrate serait totalement libre ds les allées de nos super marchés, bien que sans doute ébloui par la profusion des gadgets dont il n'aurait nul besoin!

Tout est langage? oui et non.
Oui: un enfant avec quatre mots parvient à tout dire de ce qui lui importe! Le Réel du coup se trouve distancié d'un miroir d'abstraction!
Non: ce n'est pas le langage qui contrôle ce qu'on s'autorise à dire, mais une faculté d'autocontrôle implicite. Donc effectivement / dernière question de ton avant dernier §, il ne s'agit pas d'un contrôle extérieur ou par un tiers
Non: ce n'est pas le langage en lui-même (par sa propre rationnalité) qui en fait sociologiquement une langue par laquelle nous nous séparons les uns des autres mais notre émergence à la socialité ou à la Personne c'est la même chose.
Non: ce n'est pas le langage en lui-même qui nous permet de l'écrire, ou de le danser pour raconter en gestes une légende ou une tradition, mais notre faculté d'Outil.
Qd tu dis que tout est langage, tu restes victime de traditions (au commencement était le Verbe, et/ou la mode structuraliste des sixties. Lacan: "l'inconscient est structuré comme un langage"? le mot important c'est 'comme' et personne n' y a accordé l'importance du décalage que celà provoque, pour répéter tout est langage à la mode sémiotique.

(Remarque sur le bouquin de Stengers dont je n'ai lu en librairie que la conclusion. Sous réserve d'aller plus loin: pas gd intérêt! )

Eugène, le samedi 28 février 2009 à 12:20 :

@Jean,

précision:respecter et se soumettre aux codes n'empêche pas de les jauger voire de les trangresser (intérieurement), ce qui ne se superpose pas à les infracter (pour un autre social).

Les Codes (ou les lois) ne sont pas le jeu de règles implicites que nous nous donnons pour nous distancier de nos désirs-envies naturels, règles qui peuvent être beaucoup plus contraignantes que les codes, jusqu'à restreindre pathologiquement la liberté ds le cas de névrosés; ou au contraire sans limite chez les psychopathes...

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