Les 3 nouvelles du jour qui n’étaient pas des Gorafi…

Aujourd’hui, j’ai dû me pincer trois fois pour croire ce que je lisais. A tel point que je remontais la page pour être sûre que je ne lisais pas le Gorafi* :

Tout d’abord, M. Homme m’envoie un lien : « Tout s’éclaire, son amie c’est la finance »  où j’apprends qu’il serait question de nommer  le DG de BNP-PAEIBAS, à la Direction du Trésor. Le problème en effet est que le Directeur du Trésor est le haut-fonctionnaire en charge, entre autres, de la régulation du secteur financier….
Capture d’écran 2013-12-04 à 23.04.31

Ce qui se confirme sur les Echos.fr :

Capture d’écran 2013-12-04 à 23.09.11

Du coup, je signe et partage sur FB la pétition lancée sur Avaaz :
Capture d’écran 2013-12-04 à 23.12.16

Et puis ce soir, j’apprends que Woerth a proposé…. de suspendre tout contrôle fiscal sur les entreprises en 2014 pour lutter contre la crise, à l’Assemblée Nationale  !!!!! Non non ce n’était pas le Gorafi mais le Huffington Post.

Capture d’écran 2013-12-04 à 23.15.19
Le pompon, ça a été un quart d’heure plus tard quand j’ai appris qu’un maire du Var regrettait que des hommes, femmes, enfants roms n’aient pas été brûlés vifs au cours d’un incendie : « Un maire UMP du Var regrette que les secours aient été appelés « trop tôt » pour éteindre un incendie dans un camp de roms ».
Capture d’écran 2013-12-04 à 23.19.14

3 non-Gorafi en mois de 24h, c’est  grave  non ?

La fameuse maison d’édition « Pour penser » propose des abonnements aux particuliers !

La maison d’édition « Pour penser » propose désormais ses livres en abonnement aux écoles, aux bibliothèqes mais aussi aux particuliers. :)

Ce n’est pas coutume ici, mais pour une fois, je fais un billet « promotionnel » car j’aime beaucoup cette maison d’édition : elle permet aux enfants de réfléchir aux grandes questions de la vie, qu’ils ne cessent de se poser, en amenant une vraie dimension spirituelle sans être religieuse. Pour des parents athées ou agnostiques comme nous le sommes à la maison, c’est un véritable trésor.

Ce principe d’abonnement n’est pas nouveau : la célèbre maison l’Ecole des Loisirs par exemple, a des équipes entières dédiées à la vente des abonnements dans les écoles. L’innovation de « Pour penser » est de permettre directement aux parents, ce qui n’était jusqu’ici que l’apanage de la maîtresse.

Cela permet de donner aux enfants ce qui est adapté à leur âge.

Ainsi l’abonnement peut intéresser :
- des parents d’enfants entre 3 et 11 ans (il y a 1 abonnement pour les maternelles, et 2 abonnements pour les primaires).
- des enseignants mais également des groupes de parents (il est possible pour les parents ultra-organisés d’avoir des tarifs « groupe » avec 1 seule adresse d’expédition à partir de 10 abonnements).

Les ouvrages sont centrés :

-  autour du « qui suis-je ? » et de la différence pour les petits (3/5 ans)
-  vers la communication et les émotions pour les moyens (6/8 ans)
- ouverts vers les questions du vivre ensemble pour les plus grands (9/11 ans)

Côté prix, cela va de 30 à 55 € selon l’abonnement et la formule choisie.

Et évidemment, je ne relaierais pas cette information si la conscience écologique, économique et sociale de la maison d’édition n’était pas exemplaire : tous leurs livres sont imprimés en Pays de la Loire (où est également le siège de la maison) sur des papiers labellisés et avec ds encres sur bases végétales.

Pour en savoir plus, c’est ici !

 

http://pourpenser.blogspot.fr/2013/09/abonnements-doctobre-juin-pour-les.html

 

 

Albert de Pétigny, co-fondateur de la maison d’édition « Pour penser » (crédits : Anne Sophie Novel, « Même pas mal »)

 

Fin de mes chroniques dans Comment Ca va bien !

Bonjour à tous,

Voilà c’est confirmé : je ne reprendrai pas mes chroniques écologiques dans l’émission Comment ça va bien ! cette rentrée. Je n’ai pas eu d’explications de la production, je ne peux donc vous en dire davantage. Ce que je sais, c’est que je ne suis pas remplacée : l’écologie ne sera donc plus traîtée dans Comment ça va bien.

Je le regrette, mais j’ai été très heureuse d’avoir pu faire cette chronique pendant trois ans et demie. J’ai reçu un nombre de témoignages de votre part qui m’a vraiment fait chaud au coeur. « Vous avez changé ma vie » a été le plus fréquent. J’en ai été la première surprise et la première touchée. Je me suis rendu compte grâce à vous combien rentrer par la porte du quotidien pouvait faire changer la vision de tout ce que nous consommons tous les jours. Au cours de ces trois années et demie, je vous ai vus sur le forum hésiter d’abord, suivre scrupuleusement les indications, avec peur de vous tromper à chaque geste. Puis je vous ai vus échanger, vous conseiller les uns les autres… Et vivre ce que j’ai vécu moi-même en découvrant cette nouvelle façon de vivre qui remplace la surconsommation par… la sur-création !

MERCI.

La télévision n’est pas mon métier principal, aussi je continuerai à vous donner des nouvelles ici ou sur facebook, sur notamment ce que je suis en train de développer, issu d’un long travail sous-terrain de 4 ans : l’économie symbiotique.

J’ai eu la confirmation de cet arrêt hier. Et ce matin, je découvre une enquête de 60 millions de consommateurs « Des produits toxiques dans le rayon des supermarchés« . Toutes les molécules et les types de produits cités, je vous en avais parlé pendant ces trois ans et demie. Je suis donc très contente et fière car, je crois que j’ai pu réaliser ce que j’avais comme premier objectif : vous informer.

A très bientôt par d’autres voies

Isabelle

PS : j’ai dû fermer les commentaires sur mon blog, les spams étant trop nombreux (plusieurs centaines par jour !!!!). Pour discuter, ça se passe désormais sur mon Facebook : https://www.facebook.com/isad75.

 

 

La civilisation de la convivialité

Il y a deux façons de ne pas avoir de problèmes avec votre voisin : où vous l’écrasez, ou vous vous recevez. Le premier choix est celui de la domination, le second de la convivialité.

Dans notre civilisation aujourd’hui nous voyons les choses par la domination. Nous dominons pour gérer notre accès aux ressources et notre outil de gestion de cela est la domination militaire et éventuellement la conquête des territoires par la guerre. Nous dominons les pauvres, pays ou personnes, nous dominons les ouvriers, OS ou hot-liner, nous dominons tout ce qui ne résiste pas à notre puissance. Nous dominons les fleuves, les herbes, les forêts.

Une fois mon voisin écrasé, j’ai ma tranquillité, j’ai peut être même sa terre et je peux aménager tout comme bon me semble. Alors je m’ennuie, il n’y a plus que moi-même dans mon regard. La manière dont je dessine le monde, dont je vis le monde, est tout autour de moi. Partout ce que je croise sont mes habitudes, ma façon de penser. Je suis heureux, enfin tranquille, tranquillisé même… Puis je m’ennuie.

Dans une civilisation de convivialité, on se reçoit. On ne partage pas seulement un lieu commun où chacun est voisin de l’autre, on partage des liens communs, on ouvre la porte de sa maison, puisqu’en face la même vous est ouverte.

Dans la civilisation de la convivialité, la satisfaction de nos besoins communs se fait par la collaboration, l’échange, le partage. Dans la civilisation de la convivialité, je regarde l’autre comme mon égal et dont la différence est source pour moi de connaissance. Dans la civilisation de la convivialité, je vis en convivialité avec mon corps, avec les autres, avec le Vivant.

 

Abeilles=fruits=vitamines= médicaments ? A qui profite le crime sur les abeilles ?

Capture d’écran 2013-06-01 à 22.06.55
« Alors qu’il est chez lui, Monsieur W. voit un fermier pulvériser son champ. Ce jour-là, le vent souffle très fort et le produit se répand à travers toutes les ruches situées en bordure du champ. Quand le travail du fermier est terminé, l’apiculteur ne peut que constater la mort de toutes ses abeilles. « 
Extrait d’un article publié par La Province en Belgique :« Il perd 1 million 750 000 abeilles en 30 minutes »

Un jour, BASF, Dow Chemical, Bayer, Dupont de Nemours, Monsanto, Sanofi et Novartis -qui se partagent à peu près 90 % du marché fabriqueront-ils aussi nos vitamines en cachets quand ils auront eu raison des pollinisateurs et donc des fruits et des légumes ? Et donc que la population sera mondialement menacée de maladies comme le scorbut ? Des milliards en perspective, avec l’argument de la santé publique en sus !
Ce que nous voyons comme une perte peut aussi être vue comme un gain selon les intérêts que l’on poursuit.

Si je me permets de dire cela, c’est parce que ces industries sont présentes sur les deux marchés : celui des phytosanitaires, comme celui des médicaments ou des additifs. Il faut toujours avoir cela à l’esprit.

Ils gagnent des milliards, ils sont donc aussi présents dans les couloirs des lieux où se font les lois et les réglementations : OMC, Conseil de l’Europe, Parlements de tous les états… Et j’en oublie. L’avocat est chez ses entreprise aussi important que l’est le mathématicien créateur d’algorithmes dans la finance(1).

 

Je veux être claire, je ne crois pas aux théories du complot. Je crois que c’est plus subtil que cela : les intérêts de ces firmes sont plus grands que les découvertes qu’ils font sur la nocivité de leurs produits. Cela c’est prouvé. On sait que des études ont été enterrées lorsque la nocivité a été découverte, et que des contre-études de sécurité -dont le protocole ne permettait pas de mettre à jour ces toxicités ont été produites. Ensuite, lorsque les maladies environnementales (c’est ainsi qu’on appelle les maladies liées aux pesticides, perturbateurs hormonaux, pollution de l’air etc) entraînent une augmentation pour le marché du médicament, là encore l’intérêt privé prime.
On sait combien ces firmes sont actives dans la fabrication des réglementations et des normes (voir ce qui se passe à Bruxelles, au sénat américain, à l’OMC pour chaque question liée à l’autorisation des substances, ou les semences, ou pour les pharmaciens en France par exemple dont aujourd’hui les droits de préparation sont réduits à proche de 0, alors que c’est leur métier et leur formation fondamentale…)
Est-ce le cynisme le plus parfait d’une intention délibérée, un « complot » ? Non je ne le crois pas. Mais il me semble que ce à quoi nous assistons aujourd’hui est le résultat d’une combinaison d’intérêts qui emmène dans une direction finissant par favoriser l’intérêt privé de quelques compagnie au détriment de tous, et à des niveaux qui sont aujourd’hui un réel danger pour tous. Cette combinaison d’intérêts entre ce qui provoque les désordres et la maladie et ce qui la soigne, entraîne mécaniquement une boucle d’intérêts qui converge vers une non résolution du problème et même son développement.

Même si ce n’est pas délibéré, les conséquences restent malheureusement les mêmes. Il n’y a pas besoin de brandir la théorie du complot pour comprendre que la concentration des intérêts ici, le niveau de puissance financière auquel sont arrivées ces firmes est un danger public.

 

(1) : 70% des transactions boursières mondiales sont généres par des algorithme à la vitesse de la nanoseconde. Pour comprendre le tourbillon que cela provoque, où la main de l’homme a perdu la possibilité d’intervenir sur le processus de façon directe, voir cette conférence TED http://www.ted.com/talks/kevin_slavin_how_algorithms_shape_our_world.html

 

Les commentaires sont fermés sur mon blog, qui est maintenant trop spamé, si vous voulez discuter :) , ça se passe sur Facebook

 

Quelle semaine !

Waouh… Quelle semaine.
J’ai vu en me reconnectant que vous aviez laissé plein de messages sur mon Facebook… merci Mais je vous avoue que je n’y ai pas encore jeté un oeil. Veuillez m’excuser. la semaine a été rude :)

Nous rendons notre proposition pour l’appel à projet de l’Île de France sur les outils sociaux innovants demain. C’est l’aventure dont on vous parle depuis un mois sur Facebook avec Etienne Hayem. On y bosse d’arrache-pied avec toute l’Equipe : nous proposons un « barter » inter entreprises et associations qui forment ensemble une économie symbiotique : cette économie qui couple la productivité humaine avec la revitalisation des écosystèmes et des liens sociaux dont je vous parle tout le temps. En clair, c’est la création d’une monnaie locale qui permet aux entreprises et aux associations de se vendre et s’échanger des services et des biens entre elles, en dépassant les limites du troc et en étant en toute règle juridiques, comptables et fiscales. Ca permet à ces entreprises notamment de ne pas avoir à débloquer de trésorerie et à optimiser la vente de leurs produits en en facilitant l’échange contre d’autres biens. Nos estimations montrent que des dizaines de milliers d’entreprises sont concernées en Île de France.
Avec l’objectif que cette monnaie inter entreprises et assos se couple à terme avec les monnaies citoyennes qui émergent en ce moment dans la région.
On bosse depuis des jours pour optimiser le calage entre notre vision -faire reconnaître les acteurs de cette économie positive et consolider leur développement-et les potentialités de l’outil et l’exprimer dans le format de l’appel. C’est un super boulot d’équipe entre l’aspect monnaie et l’aspect economie symbiotique. Ardu mais passionnant.

Sinon, une belle conférence jeudi dernier à l’Institut Mines telecom sur l’économique symbiotique sous l’angle du bien être au travail. Trop longue encore , mais qui a suscité un vrai enthousiasme dans la salle. Malheureusement, il y avait peu de monde. une vingtaine de personnes tout au plus. Beaucoup de questions. Et à la fin, un monsieur a dit « Mais ce que vous montrez est une vraie voie d’espoir. Pourquoi ne l’entend-on pas paratout ? Pourquoi ne sommes-nous que 20 à être là pour l’entendre, pourquoi n’y a t-il presqu’aucun étudiant ? ». Je n’étais pas étonnée qu’il y ait peu de monde. L’expression « développement durable » ne fait plus recette. Il y a une déprime généralisée. Personne ne conteste plus vraiment la réalité des faits. Mais les bras baissent. Et pourquoi devraient-ils monter davantage chez les jeunes à qui on laisse un avenir pourri sans montrer de portes de sortie ? L’autre jour j’avais une conférence devant des étudiants d’une école de comm. A un moment, je leur ai dit que j’avais du mal à imaginer ce que voulait dire leur âge dans cette vision actuelle de l’avenir.
Comment est-on, à quoi pense-t-on à 20 ans en train de se former à son métier, quand la crise financière, économique et sociale se bouchent d’avenir avec la crise écologique qui surplombe le tout et contre laquelle il n’y a pas de reset possible ? C’est une question que je me pose régulièrement.

Et ces solutions ne sont connues que d’un petit nombre d’initiés finalement, ceux qui s’intéressent, ceux qui cherchent… ici nous formons un petit groupe. mais il n’est pas si grand. N’hésitez pas à diffuser toutes ces solutions qui passent sur nos pages FB et à les relayer dans vos pages. J’ai la chance sur mon mur d’avoir des publics très différents, télespectateurs, chercheurs, intellectuels, journalistes, medias… » Nous appartenons tous à des sphères différentes. Chaque fois que vous partagez une de ces solutions -ces informations d’espoir sur comment faire économie et société différemment- vous l’envoyez dans des sphères très différentes de celle d’origine et vous propagez l’information.
Partagez et diffusez : c’est cela qui accélèrera la propagation ! Et alors, il y aura peut-être plus de jeunes au fur et à mesure dans ces conférences où on dit qu’il est possible de réinventer l’avenir. Que nous en avons aujourd’hui tous les moyens.

Les commentaires sont fermés sur mon blog, qui est maintenant trop spamé, si vous voulez discuter :) , ça se passe sur Facebook

Sauver le monde : Comment regagner le terrain, quelle est la recette ?

Depuis hier Nessy du loch a commencé une série sur « sauver le monde« . Nessy est une connaissance de blog ancienne. Nous étions un petit groupe entre 2005 et 2007 a beaucoup bloguer sur nos interrogations écologiques et du changement de la société. On se répondait souvent de blog en blog.

Sauver le monde : l’avant et l’après Copenhague

En 2007 jusque Copenhague, l’écologie a été portée par un vrai souffle. il y avait une envie, les medias étaient en train de reprendre le sujet. Il y avait des mouvements enthousiastes un peu partout dans le monde qui se connectaient.Avant Copenhague, souvenez-vous : 50 journaux internationaux avait réalisé une Une commune pour encourager ce grand sommet de la cause commune et vouloir croire à son succès.

Copenhague a échoué. La communauté internationale a montré son immaturité à enfin agir pour ce qui nous rassemble. Ca a été un échec climatique. ca aussi été un échec psychologique. On a minimisé l’échec de Copenhague. Feuille blanche. Un ovni juridique. C’est à dire que de mémoire d’ONU, les négociateurs n’avaient jamais été confrontés à ce genre de document. Ici en France (je ne sais ailleurs) les media se sont tus sur le sujet, le Grenelle même, était passé de mode.

Nicolas Hulot a disparu des écrans de télévision , Arthus aussi, et les péripéties électorales vertes ont fini de faire tendre les micros. Et depuis, quel média  accorde de la colonne de journal ou de l’espace sur l’écran pour parler de ces grands enjeux : changement climatique, disparition des sols, écosystèmes régulateurs à genoux… ?

C’est grave. L’heure est vraiment grave. les sécheresses et inondations à répétition de 2010, 2011, 2012 mettent les productions agricoles à mal. Au nord, l’arctique bulle, avec une expansion rapide, ce qui témoigne de l’échappement tant redoutés des hydrates de méthane des fonds polaires. Personne ne peut plus affirmer que nous n’avons pas  franchi les seuils de basculement vers un autre système, absolument inconnu….

Vous m’excuserez de ne pas répéter l’explication de tous ces phénomènes… On l’a fait tant de fois. Aujourd’hui, il est temps de passer à autre chose.

« Nous n’avons pas à sauver la planète, nous avons à sauver le monde*. Les gens. Toi ! »

Nous sommes si nombreux à avoir cette prise de conscience et avoir envie d’autres choses. A en avoir marre de cette société qui bascule vers tous les excès et montre les signes flagrants de sa décadence (de cadere, tomber), c’est à dire de sa chute. Tout simplement.

On ne pourra pas sauver ce système sociétal là. Et est-ce souhaitable ? Tant  des valeurs sur lesquelles il s’est fondé montrent ses limites….

Mais comme le dit Nessy, Nous pouvons sauver le monde. « Nous n’avons pas à sauver la planète, nous avons à sauver le monde*. Les gens. Toi ! »

Nous, êtres humains, nos besoins sont immuables : amour, liberté, réponse à la soif d’apprendre, intégration dans un tissu social… Le système actuel ne répond plus à aucun de ces besoins. Et là où il avait progressé, la liberté, l’éducation, il régresse à une rapidité que jamais je n’aurai imaginé. Naïvement je croyais qu’ils étaient des acquis et ne pouvaient que progresser. Ajoutons à cela nos besoins fondamentaux : se nourrir, s’abreuver, respirer, disposer d’un abri… Même cela, le plus fondamental, le commun à toute vie, ce système le met en danger.

Nos besoins sont donc immuables. Mais nos systèmes de société ne le sont pas. Et aujourd’hui c’est l’heure. Elle a sonné. il faut en changer. Les craquements ne sont plus des fissures, des pans entiers s’effondrent sous nos yeux. iI faut bouger, quitter cet habitat là : il s’écroule. Et en construire un autre.

Nous sommes des réfugiés systémiques.

Une autre société est en train de se former

Alors, ce qui dans ce drame -quelle sera la suite de l’histoire ?- est très rassurant, c’est qu’il existe déjà une autre société en train de se former.

Ce ne sont pas des réfugiés du Larzac, non. C’est différent cette fois-ci. Ce sont des milliers de gens qui n’ont pas quitté leur famille, leur métier, ils sont toujours là au milieu de cette société. Mais ils pensent autrement. Ce sont des gens comme Nessy, comme moi, comme certains de mes voisins, des collègues ou des telespectateurs avec qui j’ai l’occasion d’échanger. Nous ne cherchons pas à être « plus fort, plus beau, plus puissant, plus plus… » non, nous aimons prendre soin. Prendre soin de nous, de nos proches, de nos paysages… Un peu de douceur bordel !

Certains ont fait un sacré chemin depuis leur prise de conscience : ils consomment autrement, montent des entreprises autrement, produisent, vendent autrement…. Ils travaillent ou utilisent le fruit de leur travail à -enfin- quelque chose qui fasse sens. Et il y a tant à inventer que ça bouillonne. D’autres cherchent. Et entre tous ces gens , des liens sont en train de se former, ça s’accroche, se ramifie, se densifie. Ca échange, ça s’amuse, ça s’informe, ça se refile des adresses, des astuces, des opinions… Le foisonnement d’expressions, de pensées, de techniques, d’idées, d’outils que l’on trouve aujourd’hui est impressionnant. Dans les évènements locaux, sur Internet, dans les librairies  et même dans les commerces. Etonamment alors que nous sommes en train de perdre la bataille politique, médiatique, la base de ceux qui changent n’a jamais été aussi touffue, diverse et dense. Mais comme nous n’avons pas le temps pour attendre que ça change de soi-même, cela ne suffit pas. Il faut que le débat revienne sur la place publique. Quand on perd la bataille médiatique, on perd la bataille politique…

Comment regagner le terrain, quelle est la recette ?

Alors comment regagner le terrain ? Comment faire que nous nous réveillions collectivement et affirmons ce braquage de guidon ? Je n’ai pas la réponse. Je vous soumets la question. Nous avons tout les ingrédients. Quelle est la recette ?

 

Démaquillant, crème hydratante, masque : les recettes des indispensables pour commencer la cosmétique maison.

Pour continuer mon précédent billet où vous trouverez l’essentiel pour choisir facilement les huiles végétales, eaux florales et huiles essentielles qui vous conviennent, voici maintenant les recettes que j’utilise le plus communément pour nettoyer et démaquiller la peau, la nourrir et lui redonner de l’éclat.

L’indispensable : 1/ travailler en condition d’absolue propreté, 2/ choisir de beaux flacons !

Vous devez travailler en conditions stériles : ébouillantez outils, récipients et flaconnage. Travaillez sur un plateau que vous aurez stérilisé à l’alcool ou à défaut, nettoyé avec un chiffon très propres au vinaigre blanc pur. Les huiles essentielles ne doivent pas dépasser 1 à 2% de la quantité finale du produit. Pour mémoire : 1 goutte =0,05 ml ou 20 gouttes =1ml.

On ne vous conseillera jamais assez de choisir vos flacons avec soin, selon votre esthétique ou l’ambiance de votre salle de bain. Préférez les en verre pour résister à l’eau bouillante, c’est aussi plus écologique et plus joli.

 

Nettoyer et démaquiller

De l’eau pour retirer les impuretés, de l’huile pour éliminer les fards mascaras, c’est aussi simple que cela. Si vous êtes pressée, vaporisez simplement un coton avec de l’eau florale puis une pression d’huile végétale. Pour des démaquillants plus élaborés, ajoutez un liant : aloe vera pour un gel très frais, beurre de karité pour un lait.

Gel à l’aoe vera : un tiers huile végétale, un tiers eau florale, un tiers gel, secouer. Ajoutez si vous le souhaitez des huiles essentielles pures ou en mélange. Flaconnage conseillé  : tube souple en PET ou flacon verre à bouchon simple de petit volume (garder 15 jours maximum sans conservateur)

Lait au beurre de karité : triturez un volume d’huile végétale avec deux volumes de beurre de karité. Ajoutez des huiles essentielles si vous le souhaitez. Triturez. Ajoutez 5 volumes d’eau florale en procédant petit à petit sans cesser de triturer. Vous pouvez procéder au bain marie. Flaconnage conseillé : flacon pompe (prévoir un volume moyen, garder 10 à 15 jours sans conservateur)

Pour rafraichir : une eau florale suffit, vaporisée puis essuyée ou appliquée sur un coton.

 

 

 

Nourrir et hydrater

L’huile végétale est la base de l’hydratation : elle nourrit le tissu interstitiel. L’eau est apportée par la circulation sanguine, non pas par l’extérieur. Une bonne hydratation vient donc d’une bonne huile végétale et d’une bonne circulation sanguine. Celle ci peut-être stimulée par des huiles essentielles que vous ajouterez à votre produit (pas plus de 2%) mais aussi et surtout par le massage de votre visage.

Huile de visage : Ajoutez à votre huile végétale ou à votre mélange d’huiles végétales vos huiles essentielles à 1 voire 2% du volume. Appliquez matin et soir l’équivalent d’une pulsion d’un flacon pompe, pas plus. Flaconnage conseillé : flacon pompe

Baume : 3 volumes d’huile végétale pour un petit volume de cire d’abeille. Faites fondre au bain marie en mélangeant. Ajoutez vos huiles essentielles en dehors du feu. Mélangez. Versez, laissez refroidir. Flaconnage conseillé : pot à couvercle vissé.

Crème : Chauffez au bain marie trois volumes d’huile végétale, ajoutez un petit volume de cire d’abeille, les huiles essentielles hors du feu puis deux volumes d’eau florale en triturant. Versez, laissez refroidir. Flaconnage conseillé : pot à couvercle vissé. (si des gouttes d’eau se forment à la surface, retournez le pot, elle seront réincorporées en une nuit).

Durée conseillée (avec huiles essentielles antiseptiques) : 3 semaines à un mois

Gel : : même recette que le gel démaquillant avec ajout des huiles essentielles.

 

Massage du visage : massez votre visage en partant du centre et en allant vers les côtés du visage avec la paume de la main. Continuez avec la pulpe des doigts en suivant les contours de votre squelette (globes oculaires, nez et base du nez, bas du visage* toujours en préférant les mouvement du centre du visage vers l’extérieurs (*ces points correspondent aux points ayurvédiques).

 

Les masques

Du miel pour hydrater, de l’argile pour absorber les impureté et texturer, de l’huile végétale pour nourrir ou un fruit de saison frais pour nourrir en profondeur la peau, la raffermir et lui apporter de puissants anti-oxydants (antivieilleurs cellulaires). La simplicité des masques aux fruit n’a d’égal que la puissance de leur effet. Etonnant.

Masque traditionnel : 1 cuillère à soupe de miel, 1 petite cuillère à soupe d’argile, 1 cuillère à soupe d’eau ou d’eau florale, 1 petite cuillère à soupe d’huile végétale.

Masque frais aux fruit : un fruit mixé (pomme, poire, abricot, fraises…selon la saison, tout est bon !), une bonne cuillère à café de jus de citron, une cuillère à café à une cuillère à soupe d’argile pour texturer (ajuster selon la texture voulue), 1 cuillère à soupe de miel ou de yaourt.

Attention : l’argile ne doit jamais sécher : 10 à 20 minutes au grand maximum suffisent !

Choisir ses indispensables pour commencer facilement la cosmétique maison

Je suis en train de réactualiser Notre « mini-kit de survie de la nana bio » bientôt épuisé (Merci aux lecteurs !!!). Nous y ajoutons en fin d’ouvrage un petit précis récapitulant l’indispensable pour se lancer dans la cosmétique maison de façon rapide, peu onéreuse et efficace.

Pour ne pas pénaliser ceux qui l’ont déjà acheté (et qui donc ont permis cette réédition, CQFD…), voici quelques billets vous partageant ces ajouts (le livret comprendra cosmétique, ménage, textiles et jardin, je vous partage ce dont je suis en charge : la cosmétique et le ménage)

Mini-kit de l’essentiel pour créer ses propres cosmétiques

Réaliser vos propres cosmétiques vous ouvrira les portes d’un monde de créativité et de bonheur des sens et de la connaissance. Ce petit précis, idéal pour les débutantes, vous aidera à choisir selon vos besoins, les ingrédients de base indispensables à la création de démaquillants, de crèmes hydratantes, et de masques pour la peau et les cheveux. Vous pourrez ainsi réaliser des cosmétiques personnalisés en suivant ensuite les recettes. Le principe est toujours le même, seuls les ingrédients changent. Très concentrés, car composés à 100% de produits actifs (contre 30% dans les produits commercialisés), ils sont économiques mais nécessitent souvent de revoir vos habitudes en terme de dosage !

La base huileuse : les huiles végétales

Les huiles végétales forment la base essentielle qui va nourrir le ciment intercellulaire de la peau, indispensable à sa cohésion et à sa bonne santé. Choisissez les donc avec soin et ne lésinez pas sur la qualité. Achetez les en bio, et en première pression à froid exclusivement. Astuce : la plupart sont disponibles au rayon culinaire des magasins bio, elles y sont nettement moins chères qu’au rayon cosmétique. Par contre, repérez les marques les moins odorantes !

Peaux sèches : onagre, argan, bourrache (riches en acide gras)

Peaux grasses : jojoba, macadamia, noisette, pépins de raisin (très fluides, très pénétrantes riches mais légères)

Toutes peaux et peaux normales : noisette, jojoba, macadamia, sésame

Peau âgées : huile de rose musquée du chili (très grasse, pratiquez-la en dilution à 1/3), onagre, bourrache, jojoba.

Vous pouvez les utiliser pures ou en mélange.

 

La base aqueuse : les eaux florales

Les eaux florales sont issues de la distillation des plantes par entrainement de leurs éléments actifs par vapeur d’eau : les composés huileux se séparent et forment les huiles essentielles très concentrées, les composés aqueux et minéraux rejoignent la phase aqueuse (de aqua, eau) et composent les « hydrolats » plus communément appelés eaux florales. Les eaux florales peuvent être utilisées seules en lotion, ou entrer dans la composition des démaquillants et des crèmes.

Les antirides : toutes les fleurs en général, notamment la rose, la ciste, le géranium,

Les calmantes : lavande, souci, bleuet, fleurs d’oranger

Les assainissantes : romarin, citron, thym, sauge.

 

Les liants : aloe vera, cires, beurre de karité

Ces composés permettent de lier ensemble les phases huileuses et aqueuses des produits, comme le fait par exemple le jaune d’œuf dans une mayonnaise. Ils sont indispensables dans les démaquillants et les crèmes.

Le gel d’aloe vera (choisir 99% pur) contient plus d’un millier de composants dont la synergie lui offre des qualités régénérantes puissantes. Il permet de former à froid des gels frais tant en démaquillant qu’en hydratation.

La cire (choisir en bio ou en qualité cosmétique) permet de créer des crèmes ou des laits  riches, et onctueux et apporte ses céramides au ciment intercellulaire de la peau. Elle doit être chauffée

Le beurre de karité est un excellent liant, en plus d’apporter son pouvoir hydratant et régénérant. Il est parfait pour des baumes à lèvres ou encore des crèmes express à froid mais très grasses.

 

Les huiles essentielles : quelques indispensables

Elles viennent compléter la personnalisation de vos produits. Voici quelques indispensables pour commencer la cosmétique maison sans se ruiner. Vous pouvez les utiliser seules ou en mélange.

La lavande : cicatrisante, régénérante, équilibrante pour la peau, elle contribue aussi à la conservation des préparations car c’est un antiseptique antiviral et antifongique à spectre large. La lavande va à toutes les peaux et tous les âges. Préférer le chémotype lavande aspic, le plus polyvalent. Elle servira autant à la trousse santé que cosmétique.

Le géranium bourbon : huile essentielle cosmétique par excellence. Astringente, antiseptique, cicatrisante, elle favorise le renouvellement cellulaire, la bonne tenue des tissus dermique et sa nutrition car elle stimule également la circulation sanguine. Elle ravive et illumine ainsi les teints fatigués. Antiseptique elle contribue aussi à la conservation des produits. Indispensable dans la trousse à pharmacie, car elle éloigne aussi les insectes

La ciste ladanifère : Excellente anti-ride, elle favorise la régénération des tissus, Astringente, elle resserre les pores de la peau, et affine les contours du visage grâce à ses propriétés raffermissantes. D’origine locale, on la préfèrera à l’huile essentielle de bois de rose aux mêmes propriétés anti-rides mais  dont l’espèce est en voie de disparition. Très hémostatique elle arête le flux sanguin des coupures et facilite les soins. On la retrouvera donc elle aussi autant dans la trousse à pharmacie que cosmétique

Le Petit grain bigarade : antiseptique, anti-oxydante, calmante et stimulante cutanée, elle est la quatrième indispensable. On aime son parfum proche du néroli qui se marie très bien avec les florales précédentes.

Orange : Excellente pour les peaux matures à pores dilatés. Photosensibilisante, on l’évitera pendant l’été et sur les pistes de ski.

Le Tea tree : puissant anti-septique, on l’utilisera notamment en cas d’acné, de boutons occasionnels ou d’état pelliculaires persistants du cuir chevelu, Son odeur étant assez désagréable, on évitera de l’incorporer dans les crèmes mais elle est indispensable en appoint… comme dans la trousse à pharmacie.

Pour poursuivre : les recettes essentielles pour commencer la fabrication des indispensables : démaquillants, hydratants, masques.

Panier de saison de mars et recettes de beauté à la carotte

En mars, les beaux jours reviennent, mais le panier de fruits et légumes ne s’enrichit pas, bien au contraire. Voici ce que l’on trouve en local et de saison :

Betteraves, Carottes, Chicorées sauvages, Choux de Bruxelles, Choux frisés, Chou-navets, Fenouil, Endives, Mâche, Oignons, Poireaux, Pommes de terre, Salsifis, Topinambours.
Kiwis, Oranges, Pamplemousses, Pommes.
Néanmoins, profitez de ce qu’il reste car en avril, ce sera pire : il n’y aura plus de fruits ou presque. Chez nous, mars est donc devenu le mois des salades de fruits.

Cela ne nous empêche pas de préparer les beaux jours ! Et la carotte est un légume-phare car elle favorise la synthèse de mélanine pour le bronzage.

Ah la carotte !
Douce et sucrée, c’est l’amie du réfrigérateur. On la trouve en presque toute saison. Riche en vitamine A, la carotte fortifie la rétine et améliore la vision, surtout en période nocturne. D’ailleurs, pendant la 2nde guerre mondiale, les pilotes d’avions de chasse anglais buvaient régulièrement du jus de carotte.
La carotte est aussi riche en fer et est efficace contre l’anémie. Elle permet de lutter  contre les diarrhées. Toutes ces vertus se trouvent près de la peau de la carotte, il est donc important de ne pas les peler mais de juste les gratter. C’est pourquoi il est préférable d’acheter des carottes bio.
Dernière merveille, le carotène, pigment orange, donne bon teint et prépare le bronzage, notamment en réalisant un macérat de carotte, à appliquer sur la peau.

Le macérat de carotte
Couper finement 100 g de carotte
Mettre dans un pot fermant hermétiquement et bien sec
Ajouter 100 ml d’huile de base (amande douce, tournesol sont les meilleures pour le macérat)
Fermer
Laisser reposer trois semaines si possible au soleil en agitant de temps en temps.
Quand les trois semaines seront passées, vous filtrez et conditionnez dans un flacon que vous préserverez cette fois de la lumière.
Ce macérat se conserve toute l’année.

Masque à la carotte bonne mine et hydratant à poser 15 mn
- Si vous avez une centrifugeuse : préparez un jus de une à deux carottes que vous mélangerez à du miel, qui hydrate en profondeur la peau. Vous pouvez ajouter un peu d’argile blanche si cela est trop liquide.

Masque à la carotte bonne mine, équilibrant et légèrement exfoliant, à poser 15 mn

- Si vous n’avez pas de centrifugeuse, rapez finement une carotte que vous mélangerez à du yaourt et laisserez deux heures eu réfrigérateur dans un récipient fermé pour que les actifs passent dans le yaourt.
Ce masque est riche en vitamines en minéraux, astringent et légèrement exfoliant qui de plus aidera à garder le bon équilibre microbien de la peau. Il participe à équilibrer la flore cutanée superficielle. Ceci peut être intéressant pour les personnes souffrants de petites irruptions boutonneuses. Vous pouvez ajouter du miel pour le texturer ou pour avoir un effet hydratant.