La civilisation de la convivialité

Il y a deux façons de ne pas avoir de problèmes avec votre voisin : où vous l’écrasez, ou vous vous recevez. Le premier choix est celui de la domination, le second de la convivialité.

Dans notre civilisation aujourd’hui nous voyons les choses par la domination. Nous dominons pour gérer notre accès aux ressources et notre outil de gestion de cela est la domination militaire et éventuellement la conquête des territoires par la guerre. Nous dominons les pauvres, pays ou personnes, nous dominons les ouvriers, OS ou hot-liner, nous dominons tout ce qui ne résiste pas à notre puissance. Nous dominons les fleuves, les herbes, les forêts.

Une fois mon voisin écrasé, j’ai ma tranquillité, j’ai peut être même sa terre et je peux aménager tout comme bon me semble. Alors je m’ennuie, il n’y a plus que moi-même dans mon regard. La manière dont je dessine le monde, dont je vis le monde, est tout autour de moi. Partout ce que je croise sont mes habitudes, ma façon de penser. Je suis heureux, enfin tranquille, tranquillisé même… Puis je m’ennuie.

Dans une civilisation de convivialité, on se reçoit. On ne partage pas seulement un lieu commun où chacun est voisin de l’autre, on partage des liens communs, on ouvre la porte de sa maison, puisqu’en face la même vous est ouverte.

Dans la civilisation de la convivialité, la satisfaction de nos besoins communs se fait par la collaboration, l’échange, le partage. Dans la civilisation de la convivialité, je regarde l’autre comme mon égal et dont la différence est source pour moi de connaissance. Dans la civilisation de la convivialité, je vis en convivialité avec mon corps, avec les autres, avec le Vivant.

 

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