Silence sur l’écologie dans la présidentielle : ça suffit ! L’appel du 8 mars des Vertes de Rage

Lisez, signez si cela vous parle, et n’hésitez pas à relayer : c’est fait pour ETRE ENTENDU !

Si vous souhaitez rejoindre l’appel, signez en postant un commentaire sous l’article. Plus nous serons nombreux et nombreuses, plus notre appel pèsera ! Merci !

Résistez, affirmez, exigez que l’écologie participe au débat !

 

Notre société mécaniste, fragmentée, inégalitaire, prédatrice pour les êtres humains et les ressources naturelles et toxique pour tous n’est pas celle que nous souhaitons pour nos enfants, pour nos familles, pour tous ceux qui en subissent les conséquences, ici comme ailleurs dans le monde, car elle est déconnectée des stratégies élémentaires de la vie : coopération, interdépendance, unité et stabilité, créativité et adaptation.

 

Le modèle économique qui la sous-tend, envahi par une finance toxique, est un broyeur déchiqueteur pour le monde vivant, à commencer par les hommes et les femmes. Aujourd’hui les copeaux s’enflamment et le monde prend feu de toute part.

 

Nous pensons que les candidats de la campagne aux présidentielles 2012 sont irresponsables lorsqu’ils n’abordent pas l’écologie ni dans leurs discours, ni dans leurs actes.
L’écologie n’est pas seulement une «discipline» politique et scientifique : il s’agit de préserver les conditions élémentaires de la vie !

 

Nous pensons que les générations politiques actuelles font preuve d’une véritable déconnexion avec le monde réel quand elles méprisent à la fois le cycle de la vie et l’origine des matières premières qui fondent l’économie ainsi que l’impact de leur raréfaction future pour les générations à venir.
Ignorer les questions d’écologie revient à faire de la politique les yeux bandés et les oreilles bouchées. Bref, une politique de vieillard égotique cramponné à son pouvoir comme à un déambulateur.

 

Au nom du principe de réalité,

  • Nous les Vertes de rage souhaitons rappeler aux candidats que l’écologie n’est ni une lubie ni un luxe mais une impérative nécessité pour aller de l’avant : les valeurs qui la sous-tendent peuvent, elles seules, changer le monde en misant sur la re-localisation, la sobriété énergétique, les énergies renouvelables et l’abandon du nucléaire -péril majeur et gouffre financier insoutenable-, une économie sociale et humaine fondée sur les ressources réelles, -eau, sols, soleil, forêts, air…-.

 

  • Nous les Vertes de rage revendiquons d’autres valeurs que celle du progrès matérialiste : nous exigeons des politiques audacieuses pour inventer et construire les filières industrielles de demain, basées sur les green technologies et les énergies renouvelables, la coopération et la collaboration, …, filières dont nous avons besoin pour surmonter les crises actuelles et lancer la 3ème révolution industrielle, écologique et durable qui créera des milliers d’emplois.

 

  • Nous les Vertes de rage savons, et vous aussi, que les plus défavorisés sont aussi ceux qui subissent de plein fouet les conséquences dramatiques de nos pollutions, et qu’ils sont les premières victimes de la précarité énergétique. Pollutions et inégalités sociales s’additionnent pour faire supporter une «double peine» aux plus démunis.

 

  • Nous les Vertes de rage, revendiquons des politiques misant sur les liens humains, non plus seulement sur les biens, et sur une revalorisation des places des femmes dans la société.

 

  • Nous les Vertes de rage revendiquons la prise de conscience de notre unité fondamentale avec le monde vivant, -donc réel- et ses valeurs d’équilibre et de stabilité, et en appelons à d’autres modes de pensée que la science mécaniste et réductionniste pour décrypter les enjeux de notre juste place dans le monde vivant car nous savons que la dégradation de nos milieux de vie menace notre équilibre physique, physiologique, psychique, émotionnel et met en péril l’Humanité entière.

 

  • Nous les Vertes de rage, n’acceptons plus cette société polluante, inégalitaire, aveugle et sourde à l’égard des enjeux environnementaux où les ambitions des femmes sont encore déçues, leur ascension sociale en panne et où elles sont encore si mal représentées dans les instances dirigeantes. Nous construisons et appelons à une société «autre», plus juste, plus consciente des enjeux écologiques. Nous avons reçu un patrimoine écologique, social et démocratique dont nous ne sommes que les légataires, non les propriétaires. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour réaliser notre devoir : le transmettre.

 

  • Nous les Vertes de rage, nous engageons à participer à la création urgente de ces nouvelles bases, et à valoriser celles et ceux qui, un peu partout, ont commencé à inventer ce monde nouveau. Il n’est plus l’heure de se demander si un autre monde est possible : TOUT A DEJA COMMENCE, et ne demande qu’à être relayé et amplifié par le politique …

 

Tout ceci serait ridicule si ce n’était dramatique. Les victimes collatérales de vos jeux virtuels sont bien réelles, ce sont des hommes, des femmes, mais aussi la planète Terre, socle de toute vie, de toute économie, de toute société. Vous nous condamnez à un suicide auquel nous ne consentons pas.

Aussi, nous Vertes de rage, nous appelons à entrer en résistance.

 

Déjà, dans la terre, dans nos maisons, dans nos économies, les résistants sont là :

  • Ces agriculteurs locaux qui résistent contre une forme d’agriculture devenue l’industrie la plus toxique de la planète.

 

  • Ces femmes qui tournent le dos à la surconsommation, et choisissent le bio malgré les fins de mois difficiles, parce qu’elles ont conscience que l’avenir de leurs enfants et de tous les enfants de la terre est entre leurs mains !

 

  • Ces chefs d’entreprise qui s’engagent sur la voie du produire autrement contre la délocalisation, dans une économie circulaire, moins carbonée, en partageant les responsabilités selon les valeurs de l’économie sociale et solidaire. Produire non pas « toujours plus » mais « mieux », Mieux socialement, mieux économiquement, mieux équitablement !

Il n’y aura pas de liberté d’égalité de fraternité si nos écosystèmes s’écroulent sous nos pieds. Il n’y aura pas de liberté, d’égalité, de fraternité, si nos démocraties sont livrées au pouvoir financier. Partout, l’insurrection de la société civile est en marche dans la résistance aux schémas de l’argent ROI !
Nous nous joignons à tous ces résistant-e-s pour faire entendre notre rage au monde politique.

Nous les Vertes de rage sommes en résistance contre :

  • La guerre menée par la Finance contre les peuples.

 

  • La guerre que mènent ceux qui dévient l’Europe de son projet initial, fédérateur et pacificateur.

 

  • La guerre sociale dont les morts et les blessés sont les chômeurs, les précaires, les invalidés du travail, les étudiants et les jeunes à l’avenir de plus en plus compromis, les enfants parqués dans des salles de classe, où jour après jour, de valeureux enseignants en sont réduits à mordre un peu plus la poussière… bien loin du projet éducatif républicain de notre pays.

 

  • La guerre d’un monde où les pollutions – de notre air, de notre eau, de nos sols, de notre alimentation - constituent la peste des temps modernes.

Mais disons-le, en France, dans tous les secteurs de la société, les résistant-e-s sont là, nous sommes là et nous voterons !

 

«Vertes de rage» est un collectif initié par des professionnelles de l’écologie engagées depuis plus d’une dizaine d’années dans leurs métiers pour revendiquer les valeurs communes de l’écologie et des femmes. Il a été créé à l’initiative de Nelly Bonnefous, Odile Chabrillac, Isabelle Delannoy, Pascale d’Erm, Anne Ghesquière, Laurence Mermet et Laure Noualhat.

Journalistes, chef d’entreprise, productrice, chargée de com’, dirigeante d’association, auteurs…, elles sont avant tout femme, sœur, fille, mère, épouse. En somme, « être humaine ».


Porte-paroles du collectif « Vertes de rage » :

Nelly Bonnefous - Rédactrice en chef magazine télévision

Odile Chabrillac – Fondatrice The different magazine

Isabelle Delannoy - écrivain et co-auteure « Home », fondatrice de l’agence d’intelligence économique Good save the green

Pascale d’Erm-Gasselin - Journaliste et présidente EcoMamans

Anne Ghesquière – Fondatrice FemininBio.com

Laurence Mermet - Conseillère information écoresponsable

Laure Noualhat - Journaliste Libération

 

 

Créer une gamme anti-âge maison

Bonjour tout le monde,

Dans le forum de CCVB, ici et par ma page FB, il y a comme ça des amitiés qui se créent avec quelques personnes.Ce matin, je reçois un message de Lynda Luna Lyly qui a fait partie ainsi de ces nombreuses conversations que j’ai à travers la toile quand j’ai un peu de temps.

Je vous communique la dernière brut de pomme (avec son accord bien sûr !) : ces échanges que je reçois sont comme des cadeaux que j’ai envie de partager et  les « patouilleuses » y trouveront à l’intérieur les recettes pour une gamme complète anti-âge ! Elle n’est pas belle la vie ? !

Lynda Luna Lyly

  • bonjour isabelle,

    dans ma démarche de fabriquer mes produits moi-même je suis tombée sur cette recette et j’aimerai savoir ce que vous en pensez…

    Recette : un sérum anti-âge pour 10 euros !

    Pas envie de payer de 30 à 120 euros pour le dernier sérum L’Oréal, Chanel ou Dior bourré de silicones et d’ingrédients issus de la pétrochimie ?

    Une recette toute simple pour un sérum liftant avec des vitamines, des acides gras essentiels et des huiles essentielles liftantes :

    - Huile végétale d’argan 10 ml
    - Huile végétale de rose musquée 20 ml
    - Huile essentielle de ciste ladanifère : 4 gouttes
    - Huile essentielle de géranium rosat : 2 gouttes

    Petit matériel de cuisine :

    - 1 ou 2 récipients en verre
    - 1 flacon mesureur millilitres
    - 1 petit entonnoir
    - 1 flacon en verre ambré avec compte gouttes

    j’espère que tout va bien pour vous et vous remercie encore de m’avoir donné le goût de faire un maximum de choses moi-même pour ma santé et celle de ma famille, pour la planète, et pour mon porte-monnaie.

    amicalement

Lynda Luna Lyly

  • ps : je remplacerai bien l’huile d’argan par l’huile de noisette d’ailleurs…
Isabelle Delannoy
très bonne recette à priori. tout est bon. l’idée de remplacer l’argan par la noisette, oui. Et perso, je le déclinerais en gamme :
- ça en serum pour le soir,
- en fluide pour le matin : cette huile mélangée à part égale avec du gel d’aloe vera (le mélange huile aloe détend les traits c’est un bonheur)
- en lait pour se démaquiller : un tiers de cette base + un tiers de gel d’aloe + 1/3 d’eau de rose
Et pensez à bien tout ébouillanter !
C’eut été un peu dommage de garder ça pour nous deux, non ? ;-)

Ateliers créatifs avec les enfants : fabriquer sa colle et sa pâte à modeler.

Il y a une semaine, je montrais dans Comment ça va bien ! une recette de pâte à modeler maison que l’on peut faire avec ses enfants, ainsi qu’une recette de colle à l’eau, absolument impeccable, à appliquer au pinceau : elle ne gondole pas, sèche sans trace et surtout, elle colle !

J’adore faire des choses avec les enfants dès que j’en ai le temps. Faire les choses eux-mêmes, surtout quand il s’agit de produits du quotidien, décuple leur créativité et leur donne beaucoup d’assurance : ils deviennent très débrouillards.

Ma chronique est ici et c’est cette idée que j’ai tenté de faire passer, au delà des recettes.

(lien si cela ne s’ouvre pas en cliquant sur l’image : http://programmes.france2.fr/comment-ca-va-bien/?page=article&id_article=7319)

 

La colle

Elle est issue d’un livre « Peindre et décorer au naturel » de Nathalie Boisseau publié aux éditions Alternatives.

Elle ressemble en fait à une béchamel mais à l’eau et sans beurre

Pour 50 cl de colle

2 cuillère à soupe de farine, 1 cuillère à café de sucre

chauffer à feu doux en ajoutant 10 cl d’eau. Fouetter pour éviter les grumeaux.

Délayer petit à petit avec 40cl d’eau jusqu’au premier bouillon.

Mettre dans un bocal fermé

Utiliser dans la semaine (si c’est trop divisez les quantités par deux). Personnellement, j’ajoute 10 gouttes d’huile essentielle d’eucalyptus pour la conservation.

 

La pâte à modeler :

Deux tasses de farine: 250g
Deux tasses d’eau: 490g
Une demie tasse de sel: 135g
Une demie tasse de maïzena: 60g
Deux cuillères à soupe d’huile: 30g
Deux cuillères à soupe rase d’alun: 30g (en pharmacie)
Cette recette est celle du centre anti-poison. Vous pouvez donc y aller sans crainte, malgré l’alun de potassium.

Vous mélangez le tout et chauffez jusqu’à ce que cela prenne en boule autour de la cuillère. A ce moment, vous arrêtez de suite.

Et c’est fait !

Personnellement, j’aime bien créer les couleurs avec ce que j’ai dans la cuisine (curcuma, betterave, spiruline etc.), mais vous pouvez avoir des couleurs plus « modernes » et stables (notamment la betterave qui devient brune avec le temps) avec des colorants alimentaires.

A conserver dans une boîte alimentaire ou un sachet plastique pour éviter qu’elle ne sèche.

 

 

 

Pourquoi Hollande ne pourra pas modifier les traîtés TSCG et MES

… Ou alors pas avant qu’une révolution ait eu lieu en Europe…

(A l’intention des lecteurs de CCVB, je me permets de présenter mon blog : eco-echos a d’abord et été longtemps un blog politique. Puis un long silence et je l’ai repris pour préciser aux téléspectateurs de CCVB les chroniques que je présentais. C’est donc devenu un blog plutôt du quotidien.Mais ce n’est pas son origine.

Avec la campagne, l’envie de partages politiques me revient. Eco-echos est un lieu où l’on pose ses opinions, avec ce que l’on connaît et ne connaît pas, et on en débat grâce aux avancées des uns et des autres, grâce aux questions.

En 2006 et 2007, Eco-echos a été un des blogs les mieux classés dans l’écologie politique et il a été nominé à la coupe de l’Info. Je m’en fichais à l’époque mais maintenant je regarde cette période avec nostalgie. Les JCM, Eugène, Beret vert, Girogliamo, So-ann, Gregoire, Florent… On a passé des soirées inoubliables. On menait des campagnes de nos blogs respectifs et ça rebondissait de l’un à l’autre… On a pris un pied immense à exprimer nos opinions, à lire celle des autres. Et je nous imaginais chacun dans notre canapé, d’un coin à l’autre de la France…

Bref, tout cela pour vous dire que l’opinion politique est en train de me monter à la gorge et que j’ai envie de la faire sortir. J’ai envie de nouveau de partager mes questions, mes doutes, mes rire jaunes. Alors avant d’être sûre que je pourrai tenir le rythme, j’écris quelques billets à l’avance :) . Celui-ci est le premier.

(Mais promis, pour les lecteurs de CCVB, je continuerai à partager quelques recettes de la maison. )

Bon bref. Pourquoi Hollande ne pourra pas renégocier le traité à moins de miracle de Abraam, la Sainte Vierge, Jésus, et Mahomet réunis ?

Je viens de trouver la réponse, qui m’angoisse drôlement depuis que j’ai découvert le MES (voir billet précédent). Elle est apportée par le site Vigie2012 auquel je vous recommande de vous abonner. Il offre des décryptages de tous niveaux -économiques, juridiques, sociaux…- des déclarations des candidats.

Il explique les conditions de renégociation du traité TSCG (que je pense que l’on peut attribuer à ceux du MES, car leur forme est similaire). Vous pouvez trouver la page ici.

En clair :

-les deux traîtés n’obéissent pas à la juridiction de l’Europe mais à la juridiction internationale des traîtes internationaux. (= L’Europe actuelle crée elle-même des outils qui affaiblissent son pouvoir  juridictionnel).

-Ils ne peuvent être renégocié qu’une fois ratifié (or Hollande précise qu’il laisse se signer le MES car il renégociera le traité TSCG)

- Ils ne peuvent être modifiés qu’avec d’autres signataires et ces modifications ne s’appliqueront qu’à eux-mêmes.

Vigie2012 conclue ainsi : il est juridiquement possible pour un ou plusieurs Etats signataires de modifier le Traité du 30 janvier 2012 mais cette modification ne sera effective que pour les Etats qui l’accepteront, ce qui pourrait en limiter la portée.

Mais le traîté porte en lui-même l’impossibilité de cette possibilité : son objectif clair est d’harmoniser les politiques européennes pour maintenir un déficit budgétaire en dessous de 3% et de déficit structurel de 0,5% (=austérité) aux politiques économiques éprouvées pour leur efficacité dans le monde. (sic) Bref, bienvenue le mode de vie à la chinoise.

Et d’après ce que précise Vigie2012 : Dans le domaine de la croissance, rien n’empêcherait le traité du 30 janvier 2012 et son éventuelle modification d’aller plus loin que les dispositions actuelles des traités communautaires. Mais dans ce cas, l’insertion de telles mesures appellerait alors une révision des traités communautaires, ce qui constitue toujours une entreprise compliquée du fait de l’unanimité nécessaire lors de la signature du traité modificatif et de sa ratification.

Le MES et le TSCG une fois ratifiés n’appellent plus à aucune souveraineté démocratique. Ni pour les décisions sur le budget (rôle pour lequel le parlement a été à l’origine créé), ni pour les décisions de politique économique. Si un Etat fait appel aux fonds du MES, des biens peuvent être saisis. C’est à dire des biens publics, saisis et revendus au secteur privé, des règles extrêmement strictes viennent s’appliquer sans qu’on puisse en contrôler grand chose puisque les gouverneurs du MES une fois nommés, nommerons eux-même leurs administrateurs et même leur commissaire aux compte. Pis, ils disposeront de la totale immunité levable uniquement par les gouverneurs eux-mêmes. Certes, ces gouverneurs seront nos ministres des finances. Mais ils basculeront dans une sphère où ils n’auront de compte à rendre à personne.

Les traîtés qui ne prévoient pas les conditions de renégociation nous font basculer dans une sphère où la souveraineté démocratique disparaît : c’est à dire que les prises de décision sur notre avenir nous échappent. Nous ne nous en rendons pas compte tant que tout va bien, mais quand on est en tempête comme aujourd’hui, on se retourne pour prendre les outils. Et les outils ont disparu. Alors il devient très difficile de décider des politiques sociales, économiques que nous voulons réaliser. Pourtant c’est exactement les raisons pour lesquelles la démocratie a été inventée.

Agence de notation d’un côté, banques avides de faire monter leurs taux d’intérêts de l’autre, ces deux côtés de l’étau de la sphère de la finance nous enserrent. Broyant nos économies  et broyant nos outils politiques.

La création de la CEE devenue Union Européenne  est reconnue comme l’une des plus grande avancées politiques du XXe siècle : pour la première fois des nations fondaient un empire non pas par la conquête mais par la coopération et la collaboration. Par le mariage et non plus par le viol.

Un projet trop beau pour les peuples ? Moi j’ai envie que ce projet non pas né de la guerre mais de ses cendres, advienne. Nous avons un trop lourd passé pour nous délester si vite de notre expérience. Nous ne pouvons pas laisser l’Europe se laisser prendre par les marchés de la finance.  Ce sont des voleurs de temple.

 

 

 

 

 

Non à la ratification demain par l’assemblée nationale du traîté instituant le Mecanisme européen de stabilité (MES) sans autre débat démocratique.

Demain, ce mardi 21 février va être proposée à l’Assemblée nationale la ratification du traîté instituant le Mécanisme Européen de Stabilité qui passera ensuite au Sénat le 28 février en cas de vote positif.

Le MES est un organisme permettant de recevoir des fonds des Etats européens pouvant être redistribués aux Etats qui en feront la demande en cas de relèvement des taux d’intérêts appliqués à leur dette suite à une dégradation de leur note par les agences de notation.

 

 

Pourquoi demander le débat ?

Cette signature passée inaperçue dans le débat public soulève de nombreuses questions :

Des questions démocratiques

Le MES sera un organe basé au Luxembourg disposant d’immunité totale et aux pouvoirs très étendus, sans possibilité de contrôle :

-       les gouverneurs du MES, c’est à dire les Ministres des finances de chaque Etat, et qui auront la responsabilité de la gestion du MES, une fois nommés, bénéficieront de l’immunité totale.

-       Ils nommeront eux-mêmes les membres de leur conseil d’administration, et les organes commissaires au compte

-       Le MES pourra intenter des procès, saisir des biens, appeler au renflouement automatique des caisses de la part des Etats, sans qu’aucun document ne puisse leur être demandé. Ils ne sont responsables devant personne et ne peuvent être destitués.

Des questions de choix de politique budgétaire

-       Pour accéder au MES, les Etats doivent signer un autre traîté, le TSCG, qui prévoit une harmonisation automatique des politiques économiques des Etats-membres, basée sur la riguer budgétaire avec mis een place de sanctions automatiques de la part de la Commission Européenne, à moins de ne saisir l’ensemble des autres Etats membres. Le TSCG ne prévoit aucune modalité de renégociation du traîté ni de date de fin.

Des questions de souveraineté

A partir de l’adoption de ces traîtés, les Etats ne pourront plus choisir leur politique économique et budgétaire par la voie des urnes.

 

Si le traîté n’est pas ratifié par le parlement, il devra passer par un referendum et le débat pourra alors avoir lieu :

- quid d’introduire de tels modes de gouvernance, disposant d’immunité totale et sans recours aux élections dans l’Europe ?

- quid des politiques financières et économiques à mener pour sortir de la crise ? les Etats ou l’Europe doivent-ils se munir de banques nationales/européennes comme c’était le cas avant les années 1970 ou laisser leur dette dans les mains des institutions financières privées ?

-quid des exemples comme l’Islande, les premiers touchés par la crise qui se sont effondrés et depuis relevés ?

 

De mon côté j’ai ainsi écrit à mon député pour lui demander de s’opposer à cette ratification sans débat.

Si vous pensez aussi que cette question est d’importance, vous pouvez vous aussi écrire à votre député, et s’il le faut ensuite, à votre sénateur.

 

La liste de nos députés et de leur adresse mail est disponible ici : http://www.assemblee-nationale.fr/qui/

 

Si vous souhaitez, voici des liens où vous trouverez des analyses, des exemples de lettre, des avis, qu’ils proviennent de France ou d’autres pays en Europe :

 

- des prises de position de citoyens belges (lettre) et allemands (video) ainsi qu’une pétition pour la France par rapport au traîté instituant le MES :http://etienne.chouard.free.fr/Europe/forum/index.php?2012/02/12/192-referendum-sur-le-pacte-budgetaire-et-mes-petitions-et-informations

-une explication « le mes pour les nuls » : http://www.theorie-du-tout.fr/2011/10/billet-les-mecanisme-europeen-de.html

- un article sur un blog de mediapart : la journaliste en arrive aux mêmes questions que les miennes sur la démocratie : http://blogs.mediapart.fr/blog/marie-caroline-porteu/130212/mes-et-regle-dor-la-tentation-totalitaire

 

En faisant toutes ces recherches, je suis aussi tombé sur une association récemment créée « les économistes atterrés ». Très intéressant : des économistes commencent à faire comme certains scientifiques sur les molécules de synthèse cancerogènes et perturbatrices hormonales : il créent des associations indépendantes et se posent en « lanceurs d’alerte ». Vous allez voir, ce ne sont pas des agités du bocal, ils ont tous des chaires dans les universités. Sur le MES, notamment, voici cet article : http://www.atterres.org/article/r%C3%A9forme-du-trait%C3%A9-une-europe-plus-solidaire-avec-les-march%C3%A9s

 

Poëles antiadhésives : du PFOA dans mon assiette ?

Voici un sujet dont nous avons finalement tous entendu plus ou moins parler et sur lequel nous avons du mal à nous faire une idée : l’innocuité ou la dangerosité du Teflon(c), que l’on retrouve notamment dans nos ustensiles de cuisine. Alors qu’en est-il ?


 Téflon(c), mais aussi Goretex(c), Scotchgard(c) et cie, un point commun : le PFOA

Téflon est une marque de la société américaine Dupont de Nemours qui utilise un composé perfluoré, le PFOA, que l’on connaît pour ses propriétés imperméables, antiadhésives notamment dans nos poeles. Mais vous trouvez aussi du PFOA dans les emballages alimentaires, notamment les boîtes à Pizza de pop corn les emballages de fast-food, les tissus, les peintures…. Les noms de marques les plus connues sont : Téflon, SilverStone, Staindefender, Baygard, Gore-Tex, Zonyl, Stainmaster ou encore Scotchgard,

3e substance de synthèse retrouvée dans nos organismes et dans les eaux de surface, le PFOA est partout !

Ainsi, le PFOA, on le connaît tous ! Du moins le devrait-on car le PFOA est la troisième substance synthétique la plus retrouvée dans les tissus humains lorsqu’on réalise des analyses. Elle imprègne ainsi 98% de la population américaine, on l’a retrouvé dans 100% d’un échantillon de lait maternel prélevé en Chine. En outre on le retrouve dans 97 % des échantillons prélevés dans plus de 100 rivières européennes. Cette contamination des eaux semble générale : en Chine, on s’est rendu compte que les pandas sont aussi contaminés que les humains…

Bref, le PFOA est partout ! Et il reste très longtemps dans notre corps : il faut près de 4 ans pour qu’une quantité ingérée de PFOA disparaisse de moitié chez l’homme !!

 

 Le PFOA est-il toxique ?

L’Union européenne, le classe parmi les molécules à risque y compris pendant la grossesse à cause des risques d’effets néfastes pour l’enfant; L’exposition du foetus est quasi-générale également via le placenta

Le Centre International de Recherche contre  le Cancer (CIRC) l’a classé dans les substances prioritaires à évaluer en raison de cancers observés en plusieurs sites.

Il peut être toxique seul, notamment en ingestion – par exemple, votre poele usée, et lorsqu’il est chauffé à haute température, selon les études 160° ou 340° , ce qui peut être le cas dans une poele n’est-ce pas. Néanmoins à 340°, les huiles ou le beurre brûlés deviennent eux aussi cancérigène !!!

 

Chéri, j’ai perdu mes spermatozoïdes !

Une étude danoise montre que les hommes les plus imprégnés de PFOA et d’une autre molécule cousine, un autre perfluoré, le PFOS ont 2,5 fois moins de spermatozoïdes.Et pour vous illustrer les multiples ramifications de la chose et la difficulté de contrôler : le PFOS est interdit depuis 2008 en Europe mais comme il est très résistant à la dégradation, lorsque vous en ingérez, il faut près de 6 ans pour que sa concentraton diminue de moitié. Résulat, même interdit il est toujours présent et intéragit avec d’autres molécules.

L’Affsa en France continue néanmoins d’autoriser le PFOA.  En effet,  dans ses protocoles d’autorisation, ce sont les effets de la substance seule qui sont considérés et non pas en association avec d’autres. En outre elle étudie les effets d’une dose et non pas de son accumulation, de l’imprégnation de la molécule. Néanmoins, les fabricants ont annoncé l’arrêt de la production du PFOA en 2015.

 Les poeles anti-adhésives sans PFOA : elles existent !

J’ai pu tester trois types de poeles et autres ustensiles de cuisines. Voici après 6 mois d’utilisation, le retour d’expéreince de notre petite famille

Les poeles en céramique (marque testée : evergreen de chez Aubecq)

La céramique est anti-adhérente. Ces poeles sont donc garantie sans teflon et sans métaux lourds. Vous avez toute une gamme qui existe maintenant en céramique, faitouts, plats à tajine etc. C’est très efficace, ça va sur tous les efux y compris induction et c’est ce qui ressemble le plus aux poeles téflon dont on a l’habitude. Elles sont légères, faciles d’utilisation, ce sont celles que mon mari et ma fille ont préféré.

Mais attention aux chocs de toute nature. La céramique est fragile et il ne faut pas qu’elle s’altère. Aucun choc ! pas de chaud froid, choc thermique. Vous ne refroidissez donc jamais la poele sous le robinet ni ne la mettez à vide sur le feu. Pas de choc mécanique. Vous évitez de la faire tomber, et surtout pas de gratouille au lavage ni à la cuisson. Le moelleux de l’éponge et la cuillère en bois. Efficace donc mais attention à être très très précautionneux et soigneux.

 

La traditionnelle poele en fonte (marque testée : scandi-vie)

Une fois que vous savez l’utiliser, je la trouve formidable. Au départ vous avez l’impression que vous retournez chez votre grand mère, mais franchement je trouve que cela vaut le coup. C’est inusable et ça donne une très bonne cuisson. Le secret, c’est de la graisser légèrement à froid, a un tout petit peu d’huile sur un chiffon et cela protège la fonte de la rouille et la rend complètement anti-adhésive. Crêpes, ommelettes, steacks… Vous pouvez tout faire ! Et si il y a un accident, pas de souci, vous pouvez récurer, gratter… la fonte ne craint rien. Une fois nettoyée vous regraissez et c’est tout.

 

Le matériel inox (marque testée : ABE)

La marque ABE, distribuée notamment dans les magasins naturels remporte d emon côté le grand prix de la cuisine ! Le fond fait 10mm et l’inox est de qualité chirurgicale. Là encore c’est inusable et très facilement nettoyable. Seul le chlore est contre-indiqué. Le principe ? Vous pouvez toout cuire sans eau et sans matière grasse grâce au couvercle. Il se forme un joint d’eau qui évite le passage des odeurs, le dessèchement des légumes ce qui fait que rien n’attache. Le thermomètre vous permet de suivre la température interne. Idéal pour les légumes. Et la cuisson est comparable à celle dans le cuivre : les légumes ne se délitent pas gardent leur texture et leur fondant. Pour les viandes à saisir, vous chauffez très fort et faites le test de la goûte d’eau : tant que celle-ci s’évapore, ce n’est pas asez chaud. Vient le moment ou c’est si chaud qu’elle roule : votre poele est prête, elle est antiadhésive.

Pour résumer

Pour une famille comme nous, trois enfants, qui cuisinons  beaucoup, où de nombreuses personnes différentes utilisent la cuisine… et où le(a) cuisinier(e) principale (moi en l’occurence) va vite et est coutumière des accidents, je recommande la fonte !!! . Ca ne bouge pas !!! Et pour les petits plats, les légumes… la sauteuse en inox ABE et son couvercle. Personnellement, je trouve que la combinaison des deux est idéale. Vous payez cher à l’achat, C’est vraiment du très haut de gamme, mais vous êtes parés pour la vie. Pour les célibataires, les personnes très soigneuses, alors la céramique est très bien.

 

Pour en savoir plus : quelques liens

http://www.qvq.ca/afq/Articles/Teflon-scandale%20sanitaire.htm

http://planete.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/10/08/poeles-teflon-la-fin.html

http://planete.blogs.nouvelobs.com/media/00/02/562154650.pdf

http://www.actualites-news-environnement.com/21644-Reseau-Environnement-Sante-retrait-PFOA-DuPont.html

http://reseau-environnement-sante.fr/2009/12/18/dossiers-par-themes/effets-cocktails-perturbateurs-endocriniens/perfluores/reponse-a-60-millions-de-consommateurs-famille-des-perfluores-pfoa-pfos-compagnie/

http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2009/12/inc-pfoa.pdf

http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2009/12/guidepfc.pdf

http://reseau-environnement-sante.fr/wp-content/uploads/2009/12/critiqueafssapfoa.pdf

http://www.consommerdurable.com/2010/01/les-poeles-anti-adhesives-sont-elles-toxiques-ou-nocives-pour-la-sante-teflon-nanoparticules/

Quelques nouvelles…

Bonjour à tous,

je ne vais pas vous raconter ma vie -enfin si un peu !- mais comme vous l’avez vu je n’ai pas publié sur eco-echos depuis un certain temps. Mon blog a eu des problèmes techniques et a dû être récupéré du fin fond des back-up d’un obscur serveur situé je ne sais où de chez mon hébergeur…  Puis je n’osais même plus l’ouvrir de peur de voir la longue liste des commentaires non encore publiés…. Je vais donc les mettre en ligne, mais je suis désolée, je ne vais pouvoir y répondre !

Sinon, figurez-vous que je m’apprivoise à Facebook (ou c’est Facebook qui m’apprivoise comme me dirait  M. Homme) et j’adore ! C’est rapide, convivial et pratique. Vous pouvez donc me suivre sur ma page FB, où je partage au fur et à mesure de ma journée, mon travail, mes lectures, mes petites activités, les bons plans (ex : déstockage en ce moment chez Machja, créateur bio et éthique…) et pour les fans de recettes cosméto et autres sur CCVB, je mettrai mes recettes au fur et à mesure quand j’en fais une.

Dès que je comprends comment mettre les liens sur ma page FB et mon fil twitter en colonne de ce blog, ce sera fait !!

Je continuerai ici ou sur Ecolo-Info  avec des billets plus fournis mais je vous avoue que -et comme vous le voyez vous-même- c’est difficile d’en trouver le temps.

Bonne journée à tutti !

Ecologiquement -bien sûr!-

Isabelle

 

La vie dans les océans serait à la veille d’un effondrement global, inédit depuis 55 millions d’années

Cela fait longtemps que je ne publie plus ce genre de mauvaises nouvelles sur eco-echos. Pourquoi ? Parce que climat, océans, eaux… rien de nouveau sous le soleil qu’on ne sait déjà dans ses grands mécanismes sinon que tout va encore plus vite que prévu.

Mais à la lecture du Monde en ce début d’après-midi, il me semble que la piqûre de rappel est bonne à prendre, tellement elle nous met devant les conséquences de notre système. Je vous publie un extrait de l’article. La suite est à lire ici ou dans vos kiosques aujourd’hui.

A table

En fait c’est un peu comme quand on vous dit « a table ». Vous abandonnez vos vieilles lectures et vous vous levez.  L’horloge climatique et l’état de la biodiversité nous disent « a table ». Il n’y a plus de question à se poser. Il faut changer radicalement nos modèles. Démonstration…

(voilà pour aujourd’hui sur les catastrophes, quant aux changements de modèles, j’y reviendrai peut-être ici, mais ce sont des articles de fond très long à écrire et j’en ai peu le temps)

Les océans seraient à la veille d’une crise biologique inédite depuis 55 millions d’années

Des experts redoutent un effondrement des écosystèmes marins du fait du réchauffement, de l’acidification des mers et des pollutions

 

La sévérité du diagnostic est telle qu’il est difficile d’en imaginer les tenants et les aboutissants. Selon un panel d’une trentaine d’experts, réunis mi-avril à l’université d’Oxford (Royaume-Uni) dans un colloque interdisciplinaire, la magnitude des bouleversements qui, du fait des activités humaines, affectent les océans est inédite depuis au moins 55 millions d’années. Et sans doute beaucoup plus.

Les conclusions du colloque, organisé à l’initiative de deux organismes non gouvernementaux - l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) et l’International Programme on the State of the Ocean (IPSO) - ont été rendues publiques, mardi 21 juin. Elles feront l’objet d’un rapport agrémenté de recommandations, qui sera prochainement communiqué aux Nations unies.

L’objectif du rapport - dont l’intégralité n’a pas encore été rendue publique - n’est pas d’apporter des résultats de recherche inédits ou des observations nouvelles. Il est plutôt de synthétiser les travaux récents sur des questions aussi diverses que les changements des paramètres chimiques de l’océan, l’impact des pollutions locales ou globales, de la surpêche, de l’augmentation des températures des eaux de surface, etc.

Cette synthèse, inédite, offre une photographie globale de l’état des mers du globe, jugé  » choquant «  par Alex Rogers, directeur scientifique de l’IPSO et professeur de biologie de la conservation à l’université d’Oxford. Si les tendances actuelles se maintiennent, un effondrement des écosystèmes marins à une large échelle est, selon les auteurs, probable d’ici 2020 à 2050.

En particulier, les eaux de surface de l’Océan absorbent une part importante des émissions anthropiques de dioxyde de carbone (CO2), ce qui conduit à leur acidification. Celle-ci se produit à une vitesse inédite depuis le maximum thermique du paléocène-eocène, qui, il y a 55 à 56 millions d’années, a connu une extinction de masse.

Au cours de cette crise biologique, explique Jelle Bijma (Alfred Wegener Institute for Polar and Marine Research) dans une étude de cas annexée au rapport, le cycle du carbone a été perturbé par l’introduction dans l’atmosphère d’environ 2 milliards de tonnes (Gt) de CO2 par an pendant 5 000 à 10 000 ans - les causes de ce bouleversement sont encore débattues. C’est un taux près de quinze fois inférieur aux quelque 30 Gt de CO2 émises aujourd’hui, chaque année, par les activités humaines.

Les rapporteurs constatent qu’un  » trio mortel « , bien connu, est à l’oeuvre dans les océans de la planète. Extension des zones anoxiques (privées d’oxygène, souvent par les effluents agricoles), augmentation de la température, accroissement de l’acidité de l’océan : le triptyque qui marque la situation actuelle est analogue à ce qui a prévalu lors de la plupart des cinq précédentes grandes crises biologiques, intervenues au cours des temps géologiques.

Mais les effets sont plus rapides.

Pour lire la suite : le site du Monde.fr


 

 

Sous le signe de la tortue : samedi 17h00 sur France 5

Elle ne sait respirer que dans l’air mais ne se déplace que dans l’eau.
Elle se nourrit du fond des mers mais ne se reproduit que sur la terre.
Ce sont les plus vieux reptiles du monde.

Sous l’eau, elles restent en apnée pendant des heures, franchissent les océans sur des milliers de kilomètres sans point de repère mais savent retrouver pour pondre exactement la plage où elles sont nées ; année après année, génération après génération depuis des millions d’année.

 

Aujourd’hui Les tortues marines sont toutes menacées d’extinction.
Un cycle est-il en train de prendre fin ?
Comment accepter cela ?


Sur les côtes des pays pauvres, on la pêche ou on la chasse. Difficile de faire l’économie de 100 kg de viande quand on a une famille à nourrir
Sur les bateaux des pays industrialisés, elles trouvent parfois une bonne âme qui la sauve des hameçons des palangriers ou des filets dans lesquelles elles meurent asphyxiées.
Nous sommes dans le sud ouest de l’océan Indien, où justement, se côtoient les pays pauvres et riches. Des hommes et des femmes y luttent pour sauver les dernières tortues marines. Alors nous avons pris la caméra et sommes partis à leur rencontre.

….

J’ai écrit le commentaire de ce film et enregistré la voix. J’ai adoré faire ce film. Il est original, sensible, sans jugement. Le réalisateur Rémy Tézier a su emmener, mine de rien, dans un voyage complexe, où l’on touche du doigt le lien entre l’homme et l’animal, les rapports entre les pays riches et pauvres, sans misérabilisme, ni condescendance ou ironie.

Un T sur Telerama, coup de coeur sur Tele Loisir, des articles dans TeleObs, La Vie, à l’honneur encore samedi matin sur CO2 mon Amour (France Inter, D. Cheissoux) , chez Marie Odile Montchicourt sur France Info vendredi après-midi… nous avons une bonne presse et sommes plutôt très contents :)

 

Si vous ne pouvez pas le regarder samedi, le film est en ligne ici sur le site de France 5 jusqu’au 18 juin. Mais les couleurs du film sont magnifiques, et l’écran TV mieux que celui de l’ordinateur pour se laisser porter.

 

quelques articles ici :

Neoplanète

Romandie News

sondageonsTV

Barbie et Ken : c’est fini !

« je ne sors pas avec des filles qui pratiquent la déforestation »

Par cette video amusante, Greenpeace lance une campagne sensibilisant les fabricants de jouets (notamment mattel mais il y en a d’autres) pour changer leur approvisionnement en emballages :il s’approvisionne auprès d’Asia Pulp and Paper (APP), entreprise tristement célèbre pour son impact destructeur sur les forêts.

Pour en savoir plus sur la campagne et y participer, c’est ici : http://www.greenpeace.org/france/barbie/