mardi 26 août 2008

tryo "toi et moi"


Découvert chez So-Ann.
Ou en trois minutes, ce qu'on n'arrive pas à écrire en mille billets...

pour info, dans cet alum "ce que l'on sème", figure un bulletin d'adhésion à Greenpeace. Je trouve cela une très bonne idée : Greenpeace ou autres... adhérer à une association est un des meilleurs moyens de faire entendre sa voix pour la cause que l'on souhaite porter.



vendredi 8 août 2008

SEMBLABLES d'Isabelle Vayron : à ne pas manquer !



(c) Isabelle Vayron
Tahar Skukri et ses cousines Halima Khali et Aïcha Ailed, de l'oasis de Ghât, perpétuent au luth, sur fond de « youyou » et de castagnettes sambali, les musiques touarègues du Sud libyen.

Isabelle est une vraie humaniste : elle aime les gens. Les écouter, les rencontrer. De ces rencontres, elle en sort enrichie, différente ou plus elle-même, je ne sais pas. Mais au fond bouleversée. C'est une des qualités que j'apprécie peut-être le plus chez elle, et que l'on sent dans ses images : elle se laisse bouleverser, dans la joie ou l'interrogation... Photographe journaliste, elle a notamment fait le tour du monde à vélo pour aller à la rencontre des musiques des peuples. Cette année, elle s'est posée pour rassembler ses photographies et nous propose "SEMBLABLES" à Noyers sur Serein en Bourgogne, jusqu'au 30 septembre encore.

Si vous habitez par là, si vous y passez par vos détours de vacances, ne la manquez pas. La presse est unanime :
"Une exposition exceptionnelle" (Le Bien Public)
" Un trésor en argentique" (l'Yonne Mag)
"Narration visuelle et invitation au voyage" (L'Yonne Républicaine)

Et aussi :

" The best thing to see in France this summer " (New-York Times)
" Una revelacion " (El Pais)
" Don't miss it !" (The Sydney Morning Herald)



(c) Isabelle Vayron
Mahmoud Bashiri, un berger iranien de Gavart, garde ses moutons en jouant d'une flûte qu'il s'est fabriquée dans un tuyau en plastique.

Semblables, est en fait la réunion de 4 expositions correspondant à différents reportages

Les cow-boys du Pacifique images issues de 6 mois de reportage en Nouvelle-Calédonie, Nouvelle-Zélande et Australie.

Sur la route de Kaboul, images prises lors de l’expédition Paris-Kaboul de 2003, durant laquelle Isabelle était photographe à moto.

Les femmes de l’Omo, portraits des paysannes d’Ethiopie dans une vallée reculée du sud du pays (2007).

Echos d’Orient, dont les images que j'ai reprises ici sont issues est plus précisément issu de son voyage à vélo à travers le monde, de 1999 à 2001, consacrée à collecter les musiques des peuples rencontrés sur le chemin.
Certaines des images présentées dans ces expositions ont été publiées dans Géo, Grands Reportages, Le Nouvel Observateur, la Vie, Transfert, Côté Femmes, Libération, Télérama, Le Pélerin... Elles sont distribuées par l’agence Corbis.

Si vous voulez en voir plus..., cliquez sur ce lien et les autres de la page : il y a de magnifiques images à la clé sur chacun !



lundi 4 août 2008

Home, un film de Yann Arthus-Bertrand... et d'Isabelle Delannoy :)


Si certains d'entre-vous sont encore branchés sur mon blog, vous trouverez là la raison de ma pause : j'écris le scénario du film de Yann Arthus-Bertrand, Home, sur lequel je planche depuis déjà beaucoup de temps.
Il sortira le 5 juin 2009 simultanément dans tous les pays du monde. Il est sans but lucratif : Il sera en diffusion libre et gratuite sur Internet (si si !) dès son amortissement (ben oui...). Il sortira à la télévision et au cinéma, dans une version légèrement différente, pour des raisons légales.
Bref, le but de ce film est de toucher un maximum de gens, et dans le monde entier. Toucher est vraiment le terme exact car la beauté des plans est proprement hallucinante. Le propos, ce sera à vous de juger... Vous m'excuserez de ne pas vous avoir donné la primeur de l'information mais j'étais bien occupée avec mon petit dernier (vrai bébé en chair et en os pour ceux qui ont suivi les derniers billets).
Puisque c'est officiel maintenant -le teaser est paru il y a un mois et demi- je suis très heureuse de vous le faire partager :




Pour une meilleure résolution et plus d'info, allez sur le site de Home.

A film inédit, pause inédite... Je vous donne rendez-vous dans quelques mois pour continuer nos petits débats sur eco-echos.

Isabelle



dimanche 22 juin 2008

Discours à découvrir : une enfant à l'ONU


c'est ici



lundi 16 juin 2008

Deux livres à découvrir


Petite exception à ma pause pour vous faire connaître deux livres qui viennent de sortir, deux livres de convaincus, de ceux qui appartiennent, à cette communauté de changeurs de monde, vous savez ceux que l'on reconnaît en deux phrases, avant même de se connaître...

Le premier est d'Hugues Gosset-Roux, Le scénario Titanic. Je reçois un jour un mail "....nous souhaiterions nous engager afin de Convaincre le plus grand nombre d'agir. Nous avons écrit un livre...". Et le voici, il est sorti. Sa force ? sa simplicité. Les grands problèmes clés, avec juste les chiffres et les diagrammes qu'il faut, de l'humour, de la poésie et pour chaque enjeu, une métaphore. Il est préfacé par Pierre Rabbhi.



Le second est d'une amie, Pascale d'Erm, journaliste spécialisée dans l'environnement, Maisons en bois, du rêve à la réalité. Elle a elle-même construit sa maison en bois de façon écologique : elle connaît ce que trouver artisans, architectes, matériaux, etc. écologiques veut dire dans un monde où 99 % ne le sont pas !



Je vous souhaite de très bonnes lectures, un très bel été. A bientôt... je retourne à ma pause.



samedi 17 mai 2008

Pause


Mon petit troisième vient de naître. Bienvenue à lui sur notre petite Terre et dans notre grande famille maintenant. Cela fait déjà plusieurs mois que je n'arrive plus à trouver le temps de bloguer mais là c'est officiel : je fais une pause jusqu'à la rentrée !



mercredi 16 avril 2008

Réchauffement : la hausse du niveau marin pourrait être 3 fois plus forte que prévue


En écho au billet précédent : cette news trouvée sur le site de catnat.net (sur abonnement) :

D'après un estimation présentée à l'occasion de la conférence de l'Union européenne des géosciences, la fonte des glaciers et des banquises et le réchauffement de l'eau pourraient faire s'élever le niveau des océans de 80 cm à 1,5 m avant la fin du siècle, faisant des dizaines de millions de réfugiés climatiques, montrent des scientifiques. Cette estimation est trois fois supérieure à celle formulée l'an dernier par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec).

Cette étude s'appuie sur les travaux du laboratoire océanographique britannique Proudman, dont l'une des chercheuses, a évoqué un rythme accéléré de hausse du niveau des océans. Après 2 cm au XVIIIe siècle, 6 cm au XIXe et 19 cm au siècle dernier, le niveau pourrait s'élever de 80 cm à 1,5 m d'ici à 2100.

Simon Holgate, lui aussi chercheur au laboratoire Proudman, a estimé que les prévisions du Giec, qui parle de 18 cm à 59 cm pour le XXIe siècle, étaient "des sous-estimations".

Si le niveau d'augmentation fait encore l'objet de débats, les scientifiques s'accordent à penser que les régions du monde qui en souffriront le plus sont les pays en développement d'Afrique et d'Asie, où les moyens manquent pour édifier des défenses contre les inondations.

Si le niveau des mers augmente d'un mètre, 72 millions de Chinois seront déplacés, ainsi que 10% de la population vietnamienne par exemple.

Source: UEG



350: la mince ligne rouge


L'article qui suit fait peur mais il n'est pas étonnant, tant on observe une accélération des phénomènes. Aujourd'hui, la présentation d'une autre étude à la conférence de l'Union Européenne des geosciences prévenait que l'augmentation du niveau de la mer pourrait être trois fois plus forte que prévue. Où que l'on regarde -fonte du Groënland et de la banquise au Nord, de l'Antarctique au Sud...- les phénomènes s'accélèrent.

Et pendant ce temps, si Bush reconnait désormais le changement climatique, il ne fixe toujours aucune contrainte et parle d' "arrêter la croissance des émissions américaines à partir de ... 2025."
Vous comprendrez à la lecture de ce qui suit combien cette position est insuffisante.


(Agence Science-Presse) Pascal Lapointe – James Hansen rides again. L’homme que la NASA —sans parler de la Maison-Blanche— aurait aimé ne pas entendre, publie une autre recherche, insistant cette fois sur le fait que la « zone de sécurité » pour notre planète, nous l’aurions dépassée depuis 20 ans.

Il s’agit d’une limite symbolique, contestable mais utilisée comme base de calcul dans le monde entier : la quantité totale de dioxyde de carbone dans l’atmosphère qui, si elle était dépassée, signifierait un emballement du climat. Selon James Hansen et huit co-auteurs, cette limite serait de 350 parties par million; or, comme le savent les climatologues, ce chiffre, nous l’avons dépassé il y a 20 ans (nous sommes actuellement à 385).

Qu’est-ce qui nous pend au bout du nez? Difficile à dire, mais en attendant, cette analyse, qui n’est encore qu’une version préliminaire, obtient une écoute beaucoup plus élevée (par exemple, dans le New York Times) parce qu’elle provient de James Hansen lui-même. Climatologue à l’emploi de la NASA, il a été l’un des premiers de sa discipline à tirer la sonnette d’alarme —c’était en 1988. Depuis, il est devenu l’un des climatologues les plus réputés du monde —ce qui a rendu encore plus choquantes les tentatives du gouvernement américain, en 2005, de limiter ses contacts avec la presse, parce que ses « opinions » allaient à l’encontre de l’idéologie de la Maison-Blanche

S’il a raison cette fois encore, cela signifie que 350 parties par million serait « le » chiffre à retenir : le chiffre qui définira notre futur.

550, 450 ou 350?

Il y a deux décennies que de nombreux climatologues tentent de le cerner, ce chiffre-magique : le chiffre en-dessous duquel nous pouvons pousser un soupir de soulagement, mais au-delà duquel plusieurs de nos descendants seront damnés. Il n’est pas facile à définir : combien de parties par million de CO2 dans l’atmosphère faut-il, pour ajouter un dixième de degré Celsius à l’équation? Et combien de dixièmes de degré Celsius faut-il pour que la machine climatique ne dérape?

Jusqu’à la révolution industrielle, il y a deux siècles, le niveau de CO2 dans l’atmosphère était demeuré, pendant environ 10 000 ans, aux environs de 275 parties par million. Dans les années 1990, l’essentiel des simulations ont tenté d’évaluer ce qui se passerait si ce chiffre devait doubler —donc, atteindre 550 parties par million. Et c’est pourquoi 550 parties par million (PPM) ont longtemps été considérées comme étant « la » ligne à ne pas franchir.

Sauf qu’au cours des cinq dernières années, les études semblant démontrer que la planète se « déréglait » plus vite que prévu ont convaincu plusieurs que 450 parties serait une limite-à-ne-pas-franchir plus prudente. L’Union européenne, entre autres, a basé ses objectifs de réduction des gaz à effet de serre sur ces 450. Ne pas la franchir demeure, au moment où vous lisez ces lignes, un objectif réalisable, quoiqu’il s’amenuise de plus en plus, avec chaque nouvelle centrale au charbon.

Donc, si James Hansen a raison, la limite-à-ne-pas-franchir devrait être encore abaissée, à 350 —et nous l’avons franchi depuis 20 ans. Nous sommes actuellement à 385, et ça monte toujours...

« Si nous continuons sur notre lancée, à utiliser des carburants fossiles pour nourrir un appétit croissant pour des modes de vie dévoreurs d’énergie », nous quitterons bientôt le climat de l’Holocène, cette période qui a accompagné les humains depuis la préhistoire, pour entrer dans une nouvelle période, qui « serait probablement une planète presque libre de glaces », écrit-il dans cette étude, qui a d’abord fait l’objet d’une conférence en décembre et est pour l’instant uniquement publiée en ligne.

« Le délai de réponse du climat est certainement plus rapide que la durée de vie des perturbations atmosphériques causées par le CO2 ». Autrement dit : ce que nous envoyons là-haut y restera longtemps, mais la « réaction » de la Terre, elle, pourrait survenir bien plus vite... Sa recommandation : se fixer un objectif de réduction des gaz à effet de serre tel qu’il ramènerait les concentrations de CO2 à 350 PPM, plutôt que de se contenter de viser 450. Pas facile, considérant que même un maximum de 450 reste, pour l’instant, un voeu pieux...

Article publié le 28 mars dernier ici, sur le site québécois de l'agence science presse



mercredi 9 avril 2008

"Bien avant qu'on n'ait plus de pétrole, on n'aura plus d'atmosphère."


Par Tom Brown Reuters - Dimanche 6 avril, 10h04

MIAMI (Reuters) - Mario Molina, lauréat du prix Nobel de chimie et l'un des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme sur le trou dans la couche d'ozone, a lancé samedi une mise en garde sur le réchauffement climatique, estimant qu'un réchauffement de la Terre dépassant 2,5°C aurait des "conséquences presque irréversibles".

"Il y a un changement et il ne fait aucun doute qu'il résulte des activités humaines", a déclaré ce chercheur mexicain qui a partagé un prix Nobel en 1995 pour des travaux sur les gaz CFC et la menace qu'ils représentent pour la couche d'ozone.

"Bien avant qu'on n'ait plus de pétrole, on n'aura plus d'atmosphère."

Lors d'un débat sur le changement climatique organisé à l'occasion de la réunion annuelle à Miami de la Banque de développement inter-américaine il a estimé que l'augmentation de l'intensité des ouragans était l'une des modifications les plus inquiétantes que les chercheurs aient reliées au réchauffement climatique observé ces 30 dernières années.

DES "POINTS DE BASCULEMENT" QU'IL NE FAUT PAS ATTEINDRE

Il n'a pas détaillé les effets à ce jour de la hausse de la température de la Terre, d'un peu moins d'1°C au cours du siècle passé. Mais il a déclaré que des "points de basculement" seraient atteints si les températures continuaient à augmenter, et notamment des changements ingérables de l'environnement de la Terre.

Molina a expliqué par la suite à Reuters qu'une grande incertitude planait sur le réchauffement que la planète peut encore supporter avant que la situation ne devienne critique.

"La température peut bien changer progressivement, la situation peut changer d'un seul coup, brutalement", a-t-il dit.

"Essayer de le maintenir (le réchauffement) sous la barre des deux degrés (Celsius) signifie que nous voulons limiter le changement à deux ou trois fois ce qui s'est déjà produit. Parce qu'un changement moindre est irréaliste, en raison de ce que nous avons déjà fait.

"L'idée consistant à contenir le changement climatique en-dessous de 2,5 (°C) vise précisément à réduire la possibilité d'atteindre ces points de basculement."

Il a estimé qu'un réchauffement dépassant ce seuil représenterait "un risque qui n'est pas acceptable pour la société".




jeudi 3 avril 2008

Greenwashing ? Attention ! risque d'allergie


A lire ce très intéressant article du Monde

L'emballement durable
LE MONDE | 02.04.08
© Le Monde.fr